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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 23:49

 

 

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L’UPR demande à France Télévisions de déprogrammer la série de propagande européiste « Anarchy » prévue sur France 4 et d’organiser à la place une série de débats approfondis et pluralistes sur la sortie de l’euro

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Lecture : 13 min
 
 

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France Télévisions a annoncé qu’elle diffuserait, à partir du jeudi 30 octobre 2014, sur sa chaine consacrée à la jeunesse, France 4, la série « Anarchy » qui met en scène la sortie de la France de l’euro.


La présentation de la série sur le site du producteur témoigne d’un parti pris sur la question, incompatible avec l’exigence de neutralité politique qui anime théoriquement le service public. Cette présentation est en effet formulée comme suit : « France 4 et francetv nouvelles écritures vous invitent à découvrir Anarchy, l’histoire d’une France forcée de sortir de la zone euro. Chaque citoyen est désormais contraint de vivre avec 40 euros par semaine. L’économie chancelle, les institutions et la société vacillent, le chaos menace » (1).

anarchy propagande france 4 L’UPR demande à France Télévisions de déprogrammer la série de propagande européiste « Anarchy » prévue sur France 4 et dorganiser à la place une série de débats approfondis et pluralistes sur la sortie de leuro

Présentation de la série télévisée destinée à la jeunesse et financée par la redevance audiovisuelle payée par tous les téléspectateurs  : «  Anarchy, l’histoire d’une France forcée de sortir de la zone euro. Chaque citoyen est désormais contraint de vivre avec 40 euros par semaine. L’économie chancelle, les institutions et la société vacillent, le chaos menace »

France 4 part donc du postulat que la sortie de la France de l’euro provoquerait une catastrophe économique, politique et sociale. Cette présentation des choses revient exactement à donner la caution du service public aux prophéties apocalyptiques qu’assènent en permanence les partis et médias européistes, sur toutes les télévisions et radio, sans la moindre démonstration à l’appui.

Si la question de la sortie de l’euro est, en effet, un sujet d’anticipation intéressant, encore faut-il le traiter d’une façon équilibrée présentant au public une pluralité de points de vue. Avec « Anarchy », France Télévisions piétine donc sa propre charte, qui pose que « dans toutes ses émissions, dans tous les services qu’elle offre, France Télévisions assure le pluralisme de l’information et l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion ». (2) 


La position outrageusement partisane adoptée par le groupe audiovisuel public revient à faire un bras d’honneur aux millions de Français favorables à la sortie de l’euro et qui, payant la redevance de l’audiovisuel public, sont en droit d’attendre que celui-ci respecte leur point de vue.


Cette opération de propagande destinée aux jeunes occulte d’ailleurs la situation économique et sociale catastrophique à laquelle sont précisément confrontés les jeunes, ici et maintenant, dans tous les pays de la zone euro, Allemagne comprise. Aujourd’hui même, l’UNICEF a ainsi publié une étude alarmante sur l’augmentation de la pauvreté parmi les enfants des pays riches, et tout spécialement dans l’Union européenne, où 7,5 millions de jeunes ne travaillent pas et ne suivent ni études ni formation, plus spécialement encore dans les pays de la zone euro. (3)


 L’UPR demande à France Télévisions de déprogrammer la série de propagande européiste « Anarchy » prévue sur France 4 et dorganiser à la place une série de débats approfondis et pluralistes sur la sortie de leuro

Les « bienfaits » de l’euro : 2/3 du peuple grec vit désormais officiellement dans la pauvreté ou sous la menace de la pauvreté. En Grèce, le rapport du bureau du budget de l’État transmis au Parlement et intitulé « Politiques de revenu minimum dans l’Union européenne et la Grèce : une analyse comparative » a constaté que « quelque 2,5 millions de personnes sont en dessous du seuil de pauvreté relative, qui est fixé à 60 pour cent du revenu moyen des ménages » et que « 3,8 millions de personnes sont confrontées à la menace de la pauvreté due à la privation matérielle et au chômage  ». Cela représente un total de 6,3 millions de personnes, soit 2/3 du peuple grec. (4)

La série télévisée de propagande de France 4 occulte aussi les travaux de nombreux économistes reconnus qui démontrent que l’euro n’est pas viable et qu’il est la première cause de l’effondrement économique et social des peuples qui l’ont adopté.

 

Citons, à titre d’exemples :

  • Les travaux de huit Prix Nobel d’économie qui ont émis les plus vives réserves quant à l’euro et à sa pérennité : le Français Maurice Allais (1988), le Britannique James Mirrlees (1996), l’Indien Amartya Sen (1998), les Américains Joseph Stiglitz (2001),  Paul Krugman (2008) et Thomas Sargent (2011), ainsi que le Britannico-chypriote Christopher Pissarides (2010)
  • L’appel public et solennel de 5 Prix Nobel d’économie (James Mirrlees, Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Christopher Pissarides et Thomas Sargent) qui ont conseillé à l’Espagne à sortir de l’euro dans son propre intérêt, dans un article de mai 2013 du magazine espagnol Expansión.com.
  • L’étude de Jacques Sapir, directeur d’étude à l’EHESS, publiée par la Fondation Res Publica en septembre 2013, qui conclut, sur la base de neuf scénarios alternatifs, aux bénéfices immenses que la France retirerait d’une sortie de l’euro, notamment en termes de croissance économique (avec un gain de +8 à +21% en 4 ans), d’emploi (avec une baisse de 1 à 2 millions de chômeurs), de réduction de la dette publique (qui régresserait rapidement de l’ordre d’une dizaine de points de PIB), et de réindustrialisation. (5)

En outre, l’émission de propagande programmée par l’audiovisuel public garde le silence sur le fait que les pays qui ont refusé d’adopter l’euro comme le Royaume Uni, le Danemark et la Suède, ainsi que ceux qui ont refusé, tout net, d’entrer dans l’Union européenne, comme la Suisse, l’Islande et la Norvège, se portent tous bien mieux que les pays de la zone euro, qui sont en état de stagnation ou de quasi-récession depuis quinze ans.


Mais il y a encore pire dans la désinformation. D’après le JDD, le premier épisode d’« Anarchy » place Marine Le Pen à l’Élysée, après que François Hollande eut dû faire sortir la France de l’euro et quitter prématurément ses fonctions.(6)


Ce scénario est doublement inacceptable :

  • D’une part, contrairement aux fables qu’aiment à entretenir les grands médias, l’idée que Mme Le Pen puisse accéder à la présidence de la République fait hausser les épaules à tous les experts politiques qui savent parfaitement que le FN bute, depuis sa création il y a 42 ans, sur un « plafond de verre » électoral, de l’ordre de 13% des électeurs inscrits et qu’il suscite par ailleurs une hostilité irrémédiable et record dans les 2/3 de la population ;
  • D’autre part, ce choix éditorial est destiné à incruster une nouvelle fois dans l’esprit des Français que le FN proposerait la sortie de l’euro et que la remise en cause de la prétendue « construction européenne » serait l’apanage de l’extrême droite. Ce qui est faux.

L’Union Populaire Républicaine (UPR) rappelle en effet une fois encore :

  • a) – que le FN ne propose pas la sortie unilatérale de l’Union européenne ni même de l’euro. Ces propositions n’ont JAMAIS figuré sur aucune profession de foi électorale des candidats du FN à quelque élection que ce soit, ni dans son programme écrit. Dire et écrire le contraire, comme se propose de le présenter France 4, revient à propager une fausse information, et donc à piétiner les devoirs 1, 3, 6 et 9 de la charte des devoirs et droits des journalistes, dite « charte de Munich » de 1971.(7)
  • b) – que nous avons publié un dossier circonstancié (8) qui présente 14 positions différentes et contradictoires des dirigeants du parti d’extrême droite sur la « construction européenne », toutes axées sur des promesses d’« autre Europe » et de renégociation des traités. Une quinzième version est, d’ailleurs, sortie récemment (9). Pourquoi les journalistes se refusent-ils à faire mention de ce dossier, alors qu’il a été lu par des centaines d’entre eux et qu’il est fondé sur des déclarations qu’ils peuvent eux-mêmes parfaitement vérifier ?
  • c)-  que la sortie de l’euro n’est en rien une position caractéristique de l’extrême droite. Les Prix Nobel d’économie cités plus haut ne sont pas d’extrême droite parce qu’ils s’opposent à l’euro. Ni d’ailleurs les Britanniques, les Danois, les Suédois, les Suisses, les Islandais et les Norvégiens. Ni d’ailleurs les adhérents, sympathisants et électeurs de l’UPR, dont les listes aux élections européennes du 25 mai dernier ont été classées en « LDIV » (diverses) par le ministère de l’Intérieur et non en « LDVD », « LDVG », « LEXD » ou « LEXG ».

L’UPR attire enfin l’attention de France Télévisions et des producteurs d’« Anarchy » sur le fait que les jeunes Français ne correspondent pas à l’image qu’ils semblent s’en faire.


Avec son nom en anglo-américain – « Anarchy » – et son parti pris péremptoire, la série de France 4 traduit en effet une vision stéréotypée de la jeunesse française, qui est censée être son public : elle les prend pour des individus qui considèreraient bêtement leur propre langue – la langue française – comme une chose ringarde et dépassée, et qui percevraient naïvement la « construction européenne » comme un projet radieux et porteur d’avenir.


Cette perception est gravement erronée. Soucieux d’accéder à une information réellement pluraliste, un très grand nombre de jeunes Français s’informent bien davantage sur Internet que leurs ainés et sont de moins en moins sensibles à la propagande européiste, grossière et autoritaire. C’est la raison pour laquelle l’UPR, qui s’est développée essentiellement par Internet – cf. par exemple les conférences sur l’euro « La tragédie de l’euro » (10) et « Faut-il avoir peur de sortir de l’euro ? » (11) – compte une importante proportion de jeunes, puisque la moitié de ses 6.277 adhérents ont moins de 40 ans


En conclusion, l’UPR demande au service public de respecter sa charte et de renoncer à diffuser une série de propagande européiste.

 

France Télévisions doit déprogrammer la série « Anarchy » et organiser, enfin, des débats télévisés approfondis, sérieux et sereins, sur les avantages et les inconvénients de la sortie de l’Union européenne et de l’euro, tels qu’il en existe par exemple à la télévision britannique.


François Asselineau, président de l’UPR et ancien Délégué général à l’intelligence économique à Bercy, et Vincent Brousseau, responsable national de l’UPR pour l’euro et les questions monétaires, qui a été économiste à la BCE pendant 15 ans et est de ce fait l’un des meilleurs experts français de l’euro, sont à la disposition du service public de l’audiovisuel pour participer à ces débats qui engagent de façon décisive le niveau de vie et l’emploi des Français au cours des années qui viennent.

 

 

 


NOTES

  • (2) Charte de déontologie de France Télévisions qui lui fait obligation « d’assurer le pluralisme de l’information et l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion [...] dans toutes ses émissions, dans tous les services qu’elle offre » : http://www.francetelevisions.fr/engagements/charte.php

L’UPR demande à France Télévisions de déprogrammer la série de propagande européiste « Anarchy » prévue sur France 4 et d’organiser à la place une série de débats approfondis et pluralistes sur la sortie de l’euro

http://www.upr.fr/communiques-de-presse/lupr-demande-france-televisions-deprogrammer-serie-propagande-europeiste-anarchy-prevue-france-4-dorganiser-place-serie-debats-approfondis-plur

 

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L'actualité :

 

 

La lente agonie des Palestiniens est un scandale qui doit vite cesser !

Une bande de clowns déguisés en "socialistes"...par Jean LEVY

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 23:11

Dieudonné : saint et martyr
30 mai 2012 Par Serge ULESKI

 http://www.jeanmarcmorandini.com/article-299593-les-biens-de-dieudonne-vendus-aux-encheres-a-la-demande-des-impots-et-rachetes-par-sa-femme.html




De nouvelles tentatives d'interdictions des spectacles de Dieudonné se font de plus en plus pressantes - dernièrement en Belgique et à Montpellier ; sans fondement juridique, toutes ces interdictions ou tentatives d’interdictions violent les lois relatives à la liberté d'expression...

Plus gros vendeur de billets de spectacle en 2011, on ne manquera pas de préciser ce qui suit : jamais un spectacle de Dieudonné n’a été condamné par un tribunal pour quel que délit que ce soit, et tous les arrêtés destinés à interdire ses spectacles ont tous été annulés par le conseil d’Etat.

Que l'on ait donc la présence d'esprit de se poser la question suivante : qui aujourd'hui en France fait vivre la démocratie et la liberté d'expression - si par démocratie et liberté d'expression on entend autre chose qu'un débat télévisée entre... Mélenchon et Copé, arbitré par un Pujadas -, Dieudonné ou ceux qui tentent de le faire taire ?

Mon billet prend le parti de la liberté d’expression et des lois qui protègent ceux qui en font usage. Ce billet dénonce l’impunité avec laquelle des actions illégales sont menées à l’encontre d’un artiste dans l’indifférence la plus absolue ; indifférence feinte bien évidemment ! puisqu’il s’agit le plus souvent non pas d'indifférence mais... d’un silence imposé ; un silence qui a pour menace : le premier qui s'oppose  à la tentative de mise à mort professionnelle de Dieudonné perd son job - journalistes, artistes, producteurs, animateurs, presse, radios et télés.

D'autre part, qu'il soit ici permis de rappeler ce qui suit  :  Dieudonné "vient" de l'anti-racisme et de l'anti-communautarisme. Aujourd'hui encore, à ses spectacles, on y rencontre toute la France ou toutes les France.

 

Dieudonné à Bruxelles

 

 

 

Dieudonné à propos de l'arrêté municipal illégal de la mairie de Montpellier

 

                                


__________________

 

Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie.

Rire pointu, de spécialistes, rire qui ne perd rien pour attendre, et pour avoir trop attendu aussi, rira bien qui rira le dernier, le rire est communion et partage ; grégaire, il rassemble.

Le rire est germination quand il révèle des savoirs enfouis et volontairement cachés. En s’attaquant au réel, il le démasque. Le rire peut être aussi une force de résistance contre la résignation ou l’impuissance.

Avec le rire, tous les traumas deviennent gérables. Avec l'humour, toute solennité est exclue ; mais le rire n’est pas pour autant le laisser-aller quand il a pour alliés l'intelligence, la liberté et l'Art ; bien au contraire, celui qui rit, même confortablement assis, se tient mentalement et émotionnellement debout, digne et fier. Toujours !

Rire inespéré qu'on n'attendait plus, le rire apprivoise l’horreur d’une condition ; rire boomerang et miroir, le rire expose les escrocs de la vertu et de la morale sans oublier les chantres d’une pseudo fraternité - fraternité à géométrie variable, d'un poids d'une mesure jamais égale ; fraternité sournoise qui cache mal un désir violent de domination.

Si le rire n’est jamais loin du sanglot, c’est qu’il en est la larme sèche.

Les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, son talent, son génie, il reste toujours une part d’inconnu.

Vertigineux, en funambule de la raison, l’humour tout comme le rire, fraie avec la folie.

Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave et nous permet de sortir de l’enfermement dans lequel nous nous complaisons.

Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés.Belle revanche des déshérités alors !

 

***

 

Dieudonné exerce avec courage une vocation d’humoriste satirique à tendance corrosive ; vocation d’équilibriste qui a ses exigences : on doit être capable de prendre la communauté nationale à rebrousse-poil. Le sel de la profession cette capacité : ne jamais être là où l’on vous attend pour vous y avoir maintes fois trouvé.

Electron libre n’ayant de compte à rendre qu’à son Art, humoriste au vitriol, enfant de Coluche et de Desproges, l’humour tel que l’envisage Dieudonné est une action pratique concrète : plus on raconte le monde moins on raconte d’histoires à un public qui serait venu oublier le temps d’un show, les vicissitudes du quotidien, ses contraintes et ses déceptions car, avec Dieudonné, on n'oublie rien et l’on se souvient de tout, surtout de ce dont on a bien failli ne pas se souvenir, tête en l’air que nous sommes tous ! Avec Dieudonné on quitte son fauteuil  plus que jamais présent au monde, et dans le monde, un monde sous influence, celle de l’éternelle tentation de manipuler ou d’assujettir des sociétés, des nations, des populations et des groupes d’individus…

Avec Dieudonné, l’humour semble pallier la coupure d’avec une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique ; un humour qui pose la question de l’action loin du confort des studios de radios qui nous font l’aumône de 4 minutes d’impertinence souvent sans lendemain et qui n’a pour seule conséquence : provoquer la mauvaise humeur de petits chefs capricieux et autres hommes de mains d’un pouvoir liberticide ; la grossièreté, voire la vulgarité, prenant le plus souvent le pas sur une critique essentielle et frontale : qui fait quoi, comment, à qui et pour quoi.

              - Impertinence d'humoristes de radios et de télés qui n'ont pas un mot de soutien à adresser à Dieudonné ! Pas un mot contre les tentatives illégales d'annulation de ses spectacles, et les atteintes à la liberté d'expression.

 

Humour hantée par la politique que celui de Dieudonné. Rien de surprenant à cela puisque, très tôt, Dieudonné s’est engagé auprès de l’anti-racisme et l’anti-communautarisme dans un effort constant de renouvellement des enjeux de l’action humoristique, son Art, et sa pratique au service d’une analyse critique des mondes que l’on nous somme d’habiter.

Si l’on parle d’humour ravageur, c’est bien parce qu’il fait ravage et qu’il n’a de cesse d’influer sur le cours d’une prise de conscience toujours plus gourmande et exigeante. En effet, parmi les 20-35 ans, combien ont rencontré la politique avec Dieudonné dans une France où quarante ans de Front national aura fini par avoir raison chez toutes les élites médiatiques (à ne pas confondre avec les élites morales et intellectuelles qui elles, ont déserté les médias) d'un "on ne peut pas tout dire et surtout pas n'importe quoi" : Finkielkraut, Chirac, Zemmour, Hortefeux, Luc Rosenzweig, Frêche, Elisabeth Lévy, jusqu'à Sarkozy en campagne et hors campagne (libre à chacun de compléter cette liste)...

 

 Dieudonné : là d'où il vient, là d'où il est parti voilà 15 ans.

 

 

***

 

La dérision et la transgression, Dieudonné est coutumier du fait ; dans ses spectacles, notre humoriste a déjà pris pour cibles le racisme ainsi que deux des trois religions monothéistes ; en ce qui concerne le Judaïsme, après une première tentative en 2008, il y renoncera très vite, dissuadé par une campagne d’intimidation.

Un plaisir décuplé que cette transgression piment d’une vie sociale qui crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédent – et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique.

Seul et privé de soutien autre que celui de son public (il est un des rares humoristes à jouer à guichet fermé partout où il se produit), Dieudonné est banni des médias, et ce depuis qu'un soir, un vendredi, il y a quelques années maintenant, c'était en 2003, sur une chaîne publique, France 3, un de ses sketchs eut le malheur de déplaire à des individus qui se sont avérés capables, pour en avoir le pouvoir, de bannir des médias, qu’ils soient publics ou privés, un artiste, Dieudonné en l’occurrence, jusqu’à tenter en toute illégalité de l’interdire de scène sur le territoire français, et plus récemment en Belgique et au Québec...

Phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes les plus engagés n’auront pas connu un tel bannissement ! En effet, on n'a pas connu en France une telle pression exercée sur les institutions et les médias, leurs producteurs, animateurs et journalistes (télés, radios et journaux) depuis l’ère communiste et stalinienne (En France : la chape de plomb du PCF et ses sympathisants jusqu'au milieu des années 70).

A moins d'être aveugle ou partisan, difficile de ne pas admettre que leurs méthodes sont étrangement identiques : insultes, discrédit, intimidation physique, calomnie, procès d'intention, amalgames, chantage affectif, chantage professionnel...

Qui sème la censure, l'exclusion et le bannissement à l'encontre d'un artiste dans l'exercice de son Art,  Dieudonné en l'occurrence, récolte Faurisson - là où ça fait mal -, et en prime un film : l’Antisémite.

Il semblerait qu'en France on ne sache faire qu'une chose : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, syndicalistes, activistes), tout en privant des millions de Français de parole, de porte-voix, de représentation, et finalement... d'espoir.

Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales. 

Le scandale éclabousse les tenants du mensonge, dérange toutes les catégories car le scandale c’est l’inédit et l’inouï. Le scandale fait tache d’huile, et tôt ou tard, il provoque une crise : toute tentative de l’étouffer le renforce car le scandale c’est aussi tout ce qu’on tente de taire.

Alors oui ! Dieudonné et la transgression… Privilège absolu de l’artiste ! La transgression...  mais la transgression boomerang ! La transgression non pas comme fin en soi mais comme moyen : dénoncer une autre transgression qui a pour objet un mensonge qui dit toujours la vérité sur le fumier d'une bonne conscience d'un mépris sans limite pour le faible, le désarmé, l'inarticulé, le vaincu qui ne vivra point ce qui ne lui sera pas accordé et donné de vivre, et qu'il ne prendra pas non plus car il ne mérite rien…

Jusqu’à ce que l’humour devienne une action collective tant il suscite à la fois l’admiration des uns, le rejet des autres et les indécis au milieu ; lesquels indécis s’en remettront inévitablement à la propagande la plus performante, celle qui contrôle tous les réseaux de diffusion qui font l’opinion ; et en ce qui concerne Dieudonné, il existe une telle dissymétrie de moyens d’action entre ceux qui « veulent sa peau » et ceux qui le soutiennent que ces mêmes indécis ont tôt fait de se dire : « Il est allé trop loin ! Il l’a bien cherché ! ». Dissymétrie que l’on retrouve dans le cadre d’une mondialisation sans retenue aux comportements prédateurs sans foi ni loi, dans les domaines militaire, culturelle et économique comme jamais auparavant. Et cela ne surprendra personne le fait que les forces rassemblées contre Dieudonné participent de près ou de loin, indirectement ou non à ce nouvel ordre mondial : celui du dumping moral(e) et des bombes.

Dieudonné, à la fois microcosme et mini-théâtre d’opérations qui, à une tout autre échelle, sont destinées à soumettre le plus grand nombre à cet ordre mondialiste qui n’a pour seule devise : « Tout pour ma gueule » ? Assurément !

Bouc émissaire Dieudonné ? Là aussi, sans l’ombre d’un doute. Mais alors… comment rendre les coups que l’on reçoit ? Comment exposer au grand jour les contradictions ou les hypocrisies de ses détracteurs et adversaires souvent puissants et de mauvaise foi ?

Si nombre d'humoristes sont à l'humour ce que les reality-shows sont à la réalité - une diversion pour le sordide ordinaire de la ménagère de plus de 40ans et autres adultes infantilisés et ados attardé(e)s -, un rire collabo donc à l'humour sans conséquence qui ne gêne personne, en revanche, Dieudonné est à l'humour ce que les films catastrophes et autres films d'horreur sont au cinéma : "... et même s'il ne faut pas que ça arrive, tout semble indiquer qu'on n'y échappera pas."

 
                            

Vidéo conférence de Dieudonné le 25 mai 2012  - Part 01

 

 

Humour en état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, Dieudonné devrait être reconnu d'utilité publique car, depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin d’humoristes à risques, abrupts, dangereux car cet humour-là oblige à choisir son camp comme la politique à identifier l’adversaire.

D’un côté Bartleby «  J’aimerais mieux pas… »,  de l’autre Dieudonné et son « Il faut ! ». Dieudonné a fait de l’humour une exigence plus haute que celle de la plupart des humoristes anecdotiques qui pratiquent l’imitation, la parodie et la caricature, alors que l’humour de Dieudonné est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement. En effet, au sortir de son humour, on se sent moins bête (… de somme), moins insignifiant ; on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement, l’humiliation et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée.

 

 

Part 02                                                  

 

La société, ce n'est pas que de l'économie et de la répartition de richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de (se dire) dire et d'entendre (de s'entendre dire) la vérité, ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations.

A ce sujet, le cas Dieudonné, la censure à son encontre, et les actions illégales menées contre lui dans l'indifférence la plus totale est en tout point exemplaire ; il annonce déjà un monde cadenassé pour le pire.

On pourra ici saluer le fait que jamais Dieudonné ne s’est laissé intimider, tout en évitant le plus souvent les pièges qui lui sont tendus quotidiennement. On sait pourtant comment  les stratèges pervers peuvent provoquer de la violence chez l’autre pour faire écho à la leur si bien calculée, et ainsi, forcer à la faute leur victime qui, ce faisant, dédouane bien involontairement de tout reproche les responsables de ces stratagèmes. Mais... qu'à cela ne tienne... longue vie à eux tous ! Car, si la plupart d’entre nous quittent le monde en mourant, d’autres en revanche... crèvent ! Et si ce sont précisément eux qui partent les derniers, de là, sans doute, ce monde insortable et imbuvable qu’il nous est quotidiennement demandé de subir ; monde qu'on ne conspuera jamais assez, vieille charogne sur laquelle il faudra bien finalement nous résoudre à cracher.

On a connu et soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartuffes de la conscience humaine, il est grand temps de monter un cran au-dessus : proposons le crachat car, à l'avenir, c’est avec ce crachat-là qu’il faudra compter. Oui ! Le crachat ! Mais pas n'importe lequel : un crachat épais et lourd, venu non pas du fond des âges mais… du fond de la gorge... bien profond, là où se loge le dégoût et la colère...  après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables. De préférence, et quitte à choisir, ce crachat, clair ou coloré, on le souhaitera quasi aqueux, gluant et muqueux… nez, gorge… on le fera descendre pour mieux le faire remonter… poumons, bronches, sécrétion translucide ou opaque… seul importera son poids et la puissance de son expulsion, sa cible et la force de projection…

 Et lorsque la coupe sera pleine, mais… vraiment pleine, plus tard mais bien avant longtemps, une fois nos selles devenues muqueuses, c’est un crachat rectal qui s'imposera alors à la face d'un monde sans honneur et sans courage.

 

***

 

 

***

 

"Fairest Cordelia, that art most rich, being poor;
Most choice, forsaken ; and most loved, despised !
Thee and thy virtues here I seize upon :
Be it lawful I take up what's cast away !"

 

King Lear - SCENE I. William Shakespeare

__________________

 



Enquête d'un journaliste belge sur le lynchage médiatique de Dieudonné (un document de 50mns)

 

 

Plusieurs vidéos sur le site

 

 

 

 

 

 

 

QU'IL SOIT ICI PERMIS DE RAPPELER QUE SEULE LA LIBERTE PROTEGE LA VERITE.... JAMAIS LA LOI.

 

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