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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 00:10

 

Plafond de la dette: Oubliez le "shutdown", la grande crise est pour le 17 octobre

Le HuffPost  |  Par Grégory Raymond Publication: 02/10/2013 12h36 CEST  |  Mis à jour: 02/10/2013 22h50 CEST

 

INTERNATIONAL - Si l'on devait comparer le "shutdown", qui paralyse l'Etat américain, à l'impasse du plafond de la dette, on parlerait d'une bonne grippe et d'une rupture d'anévrisme. Le débat qui agite les Etats-Unis depuis le 1er octobre à minuit est bien peu en comparaison d'un risque de défaut du pays. Si républicains et démocrates ne s'entendent pas d'ici le 17 octobre, les Etats-Unis ne pourront plus assumer leurs obligations financières.


Barack Obama et les chefs de file du Congrès ont eu l'occasion d'en parler mercredi, lors d'une réunion de crise organisée à la Maison Blanche. Le président a reconnu sur CNBC qu'il était "exaspéré", ce que n'a pas manqué de tweeter son équipe de communication. Il a également souligné que Wall Street ferait mieux de "plus d'inquiéter"...


On s'explique. Le "shutdown", terme américain qui désigne la fermeture partielle des services fédéraux, marque le pic de 33 mois d'affrontements sur le budget entre démocrates et républicains. Ces derniers ont repris le contrôle de la Chambre en janvier 2011, avec des dizaines d'élus de la mouvance populiste Tea Party. Ceux-ci insistent pour voter un budget qui reviendrait, d'une manière ou d'une autre, sur la réforme de l'assurance-maladie, pièce maîtresse du bilan social du président et qui bénéficie du soutien indéfectible des démocrates.


Malgré le chômage technique décrété pour environ 800.000 fonctionnaires, le pays continue tout de même de tourner: le coût du shutdown est évalué à 300 millions de dollars par jour. Pas énorme pour un Etat comme les États-Unis, contrairement à une impasse persistante sur le relèvement du plafond de la dette. Les circonstances font que les parlementaires doivent dans le même temps trouver un accord là-dessus.


Il reste 30 milliards au Trésor américain


Car le débat du plafond est complètement indépendant. Aux Etats-Unis, il existe un seuil limite de la dette, qui ne peut être franchi sans accord du Congrès. Fixé à 16.700 milliards de dollards, il sera dépassé le 17 octobre. Une fois atteint, le pays ne pourra plus honorer ses créanciers en utilisant les marchés financiers. Pour faire simple, l'Etat sera obligé de lever en urgence la plupart des impôts, tout en réduisant drastiquement les dépenses publiques. S'il ne parvient à récolter l'argent nécessaire, les impayés s'accumuleront et l'Etat fera faillite.


Le secrétaire au Trésor Jacob Lew s'est saisi du débat mardi soir. Il craint qu'avec le "shutdown", les membres du Congrès n'aient plus le temps de s'entendre sur le relèvement du plafond. "Il nous restera 30 milliards de dollars de trésorerie pour honorer les engagements de notre pays", a-t-il écrit dans une lettre adressée aux parlementaires. Ce montant est "bien en-dessous" de ce que peut parfois dépenser le Trésor en une seule journée, c’est-à-dire "jusqu’à 60 milliards de dollars", poursuit-il.


Le problème, c'est que le Chambre des représentants (partie basse du Congrès) est à majorité républicaine et se montre toujours inflexible: pas de mouvement tant que les démocrates n'auront pas fait de concessions sur l'Obamacare et la réduction des dépenses publiques, qu'ils jugent trop élevées. On est donc exactement dans les mêmes conditions qui ont conduit au "shutdown". Des parlementaires, tels Tom Coburn et Richard Durbin, prédisent d'ailleurs une fusion des deux dossiers dans les deux prochaines semaines.


Pour le représentant républicain Paul Ryan, lier les deux questions permettra de mettre en place "un mécanisme pour forcer" la conclusion d'un accord. "La plupart des accords budgétaires par le passé contenaient un relèvement du plafond de la dette, a expliqué l'ancien colistier de Mitt Romney. Ces propos laissent penser que la fermeture des services fédéraux devrait se prolonger pendant les deux semaines qui viennent jusqu'à la date butoir du 17 octobre


Déjà 5 défauts pour l'Etat américain


Si les politiques jouent à se faire peur sur le sujet, il y a de fortes chances pour que l'un des camp craque avant l'ultime seconde. Régulièrement, démocrates et républicains se lancent dans un grand bluff, accusant tour à tour l'adversaire de mettre en balance le financement de l'Etat. En 2011, le plafond avait été relevé à la dernière seconde. La situation est donc réccurrente dans la vie politique et économique américaine. La preuve: des défauts ont toutefois déjà été enregistrés, à cinq reprises, dont la dernière fois en 1979.


Au terme de négociations creuses, Washington avait retardé de plusieurs jours le remboursement de certains créanciers, avant un accord a posteriori. C'est une des solutions qui sera certainement retenue si l'Etat fait défaut le 17 octobre. Avec un risque évident: entacher la crédibilité américaine sur les marchés. La puissance des organismes financiers est beaucoup plus décisive qu'à la fin des années 1970.


Imaginons un instant que les Etats-Unis annoncent un retard sur leurs créances... Les agences de notation financière dégraderaient immédiatement la note souveraine de l'Etat. De AAA chez Moody's et Fitch (AA+ chez Standard & Poor's), meilleure note possible, elle passerait à des niveaux spéculatifs similaires à la Grèce. Les taux d'emprunt américains exploseraient instantanément. Les Etats-Unis se transformeraient alors en "mauvais payeurs": une situation inédite pour la première économie du monde.

 

Le shutdown, à côté, c'est de la petite bière...

 


 

LIRE AUSSI
» Pourquoi Obama a tout intérêt à laisser traîner le "shutdown"

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Paralysie du budget fédéral étasunien. Quelles conséquences pour l’Occident ?

конгресс сша бюджет обама

Télécharger le fichier audio

 

« Arrêtez cette farce et votez » ! Ce mot d’ordre d’Obama qui est en réalité un défi explicitement lancé à l’intransigeance du parti républicain a été fidèlement repris par Le Nouvel Observateur samedi.

Si la genèse de cette mauvaise intrigue sociale est d’une clarté cristalline – une bonne partie de la population américaine n’a ni l’envie, ni les moyens de se pourvoir de l’assurance maladie version Obamacare obligatoire à partir du 1 janvier 2014 – les véritables tenants et aboutissants de l’histoire mettent en relief les impasses grandissantes de l’économie américaine.


Dans le compte-rendu qu’il dresse, le Nouvel Observateur formule deux constats clés qui expliquent tant l’enlisement des Républicains et d’Obama dans un conflit-chantage dont les fonctionnaires fédéraux sont les premières victimes que les inquiétudes de tous les médias occidentaux face à une situation qui déborde sur le sort de la zone euro.


- Primo, il se fait que « les USA doivent atteindre le plafond de leur dette, actuellement située à 16.700 milliards de dollars le 17 octobre et le Congrès doit approuver un relèvement de ce plafond pour éviter un défaut de paiement aux conséquences potentiellement catastrophiques ». L’endettement des USA est tel que, vulgairement parlant, le pays ne peut plus payer l’ensemble de ses fonctionnaires, entre autres « quelques 400.000 employés de la Défense ».


- Secundo, de deux maux, il convient de choisir le moindre. Selon Obama, « pour aussi dangereuse que soit la paralysie budgétaire, une paralysie économique à la suite d’un défaut de paiement serait bien pire ». L’économie américaine est donc tombée dans le piège qu’elle s’était tendue elle-même il y a bien des décennies de là et qui a progressivement mis à mal tous ses moyens de régénérescence. Réduire massivement le nombre de fonctionnaires n’est pas une solution. Les payer en bonne et due forme est à ce stade mission impossible. Leur imposer un régime d’austérité des plus sévères ne rime à rien puisque celui-ci conduirait à terme à des émeutes sociales de taille. L’impasse est là, tout un univers budgétaire jusque là invincible est en passe de sombrer. Que faire ou plutôt quels nouveaux palliatifs inventer ?

 

La turbulence budgétaire des USA est contagieuse. C’est pour cette raison qu’elle préoccupe tant les économistes occidentaux, surtout que le piège des endettements « boule-de-neige » est aussi une réalité L’intervention de M. Jacques Sapir sur nos ondes confirme cette réalité embarrassante. En voici un extrait représentatif.


La VdlR. M. Sapir, j’aimerais bien savoir votre opinion sur les effets immédiats pour la Communauté internationale et surtout pour l’économie mondiale d’un scénario selon lequel les Républicains, les Démocrates et M. Obama ne se mettront pas d’accord ? Encourra-t-on alors le risque d’un default généralisé ? Et qu’en sera-t-il des engagements financiers américains à l’échelle internationale ?


Jacques Sapir. « Evidemment, la perspective d’un default des USA est une perspective cauchemardesque pour le reste du monde. C’est pour cette raison que je suis persuadé que l’on trouvera, à la dernière minute, un compromis et que l’on va augmenter le plafond de la dette. Maintenant, il faut comprendre que tout ce problème budgétaire qui devient de plus en plus grave, de plus en plus pressant depuis ces derniers mois, aura des conséquences économiques sur l’ensemble du monde. Pourquoi ? Parce que l’administration américaine ne sera pas capable de passer à temps toute une série de contrats aux petites et moyennes entreprises. Il y a quelque chose de très important aux USA, ce que l’on appelle le Small Business Act, qui fait qu’entre 20 et 40 % des contrats vont nécessairement aux petites et moyennes entreprises en question. Or, comme il y a une paralysie de l’administration, ces contrats ne sont actuellement pas passés, ils ne seront pas passés durant le mois d’octobre et probablement pas durant le mois de novembre. On a déjà calculé que le choc sur l’économie des USA sera extrêmement important. On s’attend à ce qu’au troisième et au quatrième trimestre, les USA fassent une croissance de 1,2 % au lieu de faire la croissance de 2,2-2,4 % qui était prévue jusqu’ici. Or, ce ralentissement brutal de la croissance lié à ce problème budgétaire et fiscal aura un impact important tout d’abord sur l’Europe qui est à l’évidence une zone très fragile ayant le plus besoin de la croissance américaine et qui donc est une zone où tout ralentissement de l’économie américaine aura des conséquences extrêmement importantes, mais aussi sur les pays émergents parce que ces derniers vendent leur production, que ce soit des biens manufacturés ou des matières premières à l’Europe et aux USA. A ce moment-là, on verra que le niveau général de la demande mondiale va relativement se contracter au cours du dernier trimestre. Les conséquences à prévoir pour l’économie mondiale seront d’autant plus importantes qu’un pays émergent sera plus exportateur qu’un autre, fait crucial pour la Chine, pour la Russie, pour le Brésil, etc.


La VdlR. Quelle est la réaction des marchés européens à la crise américaine ? Qu’en est-il du cours de l’euro ?


Jacques Sapir. Aujourd’hui, les marchés financiers sont inquiets mais ils considèrent qu’un compromis est pour l’instant probable. Je crois que la très grande nervosité des marchés financiers n’apparaîtra que si on ne voit pas d’issue se profiler d’ici le 12-13 octobre, parce qu’à partir de ce moment-là on va se rapprocher de plus en plus de la date limite à laquelle il faudrait augmenter le plafond de la dette. Maintenant, il faut comprendre que, mettons, la valeur de l’euro n’est pas essentiellement liée aux oscillations du dollar. C’est aussi le problème d’une demande pour l’euro qui est en jeu. Comme l’UE a très fortement réduit ses importations mais a maintenu ses exportations, il se fait qu’elle sera en manque car les autres pays qui achètent sa production ont besoin d’euros pour la payer et c’est là que, bien entendu, l’euro est poussé à la hausse. Donc, il y aura pour quelques semaines, voire quelques mois une tendance haussière de l’euro, mais qui ne renvoie absolument pas à la stabilité financière intrinsèque de la zone euro ou au problème du dollar qui est purement un phénomène technique et au-delà va se reposer tout le problème de la crise de la zone euro qui n’est toujours pas résolu et celui de la crise américaine. En conséquence, nous allons connaitre au début de l’année 2014 une très grande instabilité dans le domaine monétaire et c’est quelque chose qui a de quoi effrayer tous les pays émergents.


La VdlR. Peut-on supposer que 2014 va de ce fait, par enchaînement d’effets secondaires, hâter la fin de l’euro ?


Jacques Sapir. Je pense que l’euro est condamné. La question qui se pose à l’heure actuelle est une question éminemment politique. Est-ce que les Etats qui constituent la zone euro, leurs gouvernements, sont prêts à dire : « il vaut mieux dissoudre dans le calme l’euro, revenir à nos monnaies nationales mais le faire de manière coordonnée en maintenant une coopération importante » (ce qui serait la meilleure des solutions) ou vont-ils laisser la crise aller jusqu’à son terme et, à ce moment-là, on aurait non pas une dissolution de l’euro mais une véritable explosion de l’euro. C’est cette dernière voie qui est pour l’heure suivie puisque dans différents pays on se refuse à aborder la question possible de la dissolution de l’euro et en même temps on voit de plus en plus de gens extrêmement sérieux, avec une très grande réputation, qui disent que ça ne peut plus durer de la sorte, il faut faire quelque chose. Il y a donc toujours la possibilité d’un retournement politique de dernière minute sur cette question. Pour vous dire le fond de ma pensée, les gouvernements européens ont un attachement irrationnel à la problématique de l’euro et qu’ils ne sont plus capables de faire un simple calcul du type coût-avantage qui au demeurant les conduirait à dissoudre la zone euro. Or, comme ils s’obstinent à ne pas vouloir le faire, il faut s’attendre à ce que la crise prenne des formes particulièrement violentes et qu’elle arrive à son terme vers la fin de 2014 ou le début de 2015 ».


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Etats-Unis : Les banques se préparent à une panique bancaire selon le Financial Times

Etats-Unis : Les banques se préparent à une panique bancaire, selon le Financial Times

 

 

Selon les informations du Financial Times du 4 Octobre 2013, les banques américaines procèdent actuellement au remplissage de l’ensemble des distributeurs automatiques afin de prévenir des risques de panique bancaire.


Par précaution, certaines banques ajoutent jusqu’à 30% de plus d’argent.


Ces mesures sont prises dans le cas où l’arrêt du gouvernement fédéral se poursuivrait, mais également, dans le cas où aucune solution n’est trouvée pour un relèvement du plafond de la dette au 17 Octobre 2013. Scénario qui provoquerait certainement une ruée vers les distributeurs, bien que la Société Fédérale d’assurance des dépôts garantisse les dépôts bancaires jusqu’à 250.000 $.


Les grandes institutions financières tiennent également des réunions quotidiennes d’urgence au sujet des mesures à prendre si les Etats-Unis ne trouvent pas d’accord sur le relèvement du plafond de la dette.


A l’étude, des découverts temporaires gratuits pour les employés du gouvernement et pour les prestataires de la sécurité sociale.


Sources : Financial Times / Le Journal du Siècle

 

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/10/07/etats-unis-les-banques-se-preparent-a-une-panique-bancaire-selon-le-financial-times/

 

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 00:09

 

 

 

L' Iran n'a jamis attaqué personne !

 

L'Iran ne menace personne,

 

contrairement à ce que disent les médias

 

ou même les Gouvernements.

 

C'est un mensonge !

 

En voici la preuve =

  

 

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7533

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Iran_versus_USA_attaques_d_autres_pays-99b0d.jpg..

 

 

 

 

atlantisme-aspecta.jpg

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ALERTE !

ATLANTISME 

 

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L'Atlantisme est un courant politique 
conceptualisé au début de la guerre froide 
qui prône une alliance militaire centrée 
sur les États adjacents à l'océan Atlantique Nord 
et, par extension, entre l'Europe et l'Amérique du Nord 

Cette alliance s'accompagne d'une coopération 
dans les domaines politiques, économiques et culturels

Le philosophe  Manuel de Diéguez
décrit sa perception de l'atlantisme 
dans un article du 20 juillet 2013
paru sur son site et intitulé

Cet article a été écrit pour analyser
les conséquences subies par peuples 
des états qui ne seraient pas soumis
à l'architecture du bloc Euro-Atlantiste
tel qu'il est énoncé par Pierre Hillard
Il traite de L'avenir intellectuel et politique 
de l'Europe et de la France particulièrement
face a la domination sans partage
de l'Empire américain

C'est plus que jamais d'actualité
d'autant que cette idéologie est massivement 
relayée par des médias aux ordres
afin d'imposer ses fondamentaux
comme le dénonce Guillaume de Rouville
régulièrement sur son site

révèle le rôle avéré des Etats Unis
lors de la création de l'union Européenne
reprenait une enquête exclusive du magazine Historia 
afin d'étudier le dossier des origines américaines 
de l'intégration communautaire intitulé
lors d'une émission télévisée
raconte comment Jean Monnet 
qui était un agent américain 
fut payé pour détruire les états européens

De nombreuses voix s'élèvent 
depuis très longtemps pour dénoncer 
les effets de l’ingérence Atlantiste 
sur la conduite de la politique Française

Cet article n'a d'autre ambition
que d'ajouter des doutes à propos
de l'utilité pour les peuples libres
d'être inféodés aux volontés de ces maitres
qui ne savent respecter que leurs seuls intérêts
...

Au détriment des nôtres !

ASPETA

 

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TAGS : Atlantisme, CIA, MF Garaud, F Asselineau,
Pierre Hillard, Guillaume de Rouville, Manuel de Dieguez,
France, Etats-Unis, Aspeta, Chantal Dupille

 

 

Anciens articles :

 

.Etats-Unis-imperialisme.jpg

 

 

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Voir aussi =

 


De Gaulle appelait l'Europe à se débarrasser de la domination américaine

 

HIROSHIMA, 6 AOUT 1945 : 68e ANNIVERSAIRE DU PLUS GRAND CRIME DE GUERRE DE L’HISTOIRE

 

La dangereuse dérive de la « démocratie » américaine

 

 

La dangereuse dérive de la « démocratie » américaine

 

Pour ceux qui en douteraient encore, la démocratie n’existe plus depuis bien longtemps quel que soit le pays, même en France!  Mais c’est des USA qu’il s’agit ici, et cette analyse est très intéressante, je ne pouvais que relayer celle-ci et vous la soumettre..



antiusa

 

Depuis 1945, nous avons pris l’habitude de considérer des Etats-Unis comme la première des démocraties, par la taille comme par l’exemplarité. Si cette appréciation a longtemps été juste, elle n’a malheureusement plus lieu d’être aujourd’hui, tant la situation a changé outre-Atlantique et ne cesse de s’éloigner des critères qui fondent ce système politique.

En effet, de nombreuses évolutions, consécutives à la nouvelle législation adoptée suite aux attentats du 11 septembre 2001, afin de renforcer la sécurité du pays par tous les moyens, ont progressivement éloigné les Etats-Unis du modèle démocratique qu’ils revendiquent. Sur le plan intérieur, les nouvelles lois antiterroristes adoptées sont attentatoires aux libertés civiles et confèrent à l’Amérique, par de nombreux aspects, les caractéristiques d’un Etat policier. Sur le plan extérieur, l’unilatéralisme et le mépris du droit international de Washington expriment un égoïsme et une tendance hégémonique de plus en plus préoccupants.

Une société surveillée

Fin juin 2013, Edward Snowden, ancien cadre de la CIA et consultant pour la NSA – via le cabinet Booz, Allen & Hamilton – révèle à la presse, documents à l’appui, que l’agence américaine développe depuis plusieurs années un programme de surveillance et d’accès aux données personnelles des internautes stockées sur les serveurs des grands groupes de communication américains – fournisseurs d’accès ou de messagerie – Microsoft, Yahoo, Facebook, Google, AOL, Skype, YouTube et Verizon.

Ce programme, qui a pour nom de code Prism, correspond à une véritable mise sous surveillance de la population américaine et de tous les étrangers, vivant, séjournant ou échangeant avec les Etats-Unis. Il collecte, au nom de la lutte antiterroriste, les métadonnées (numéro appelé, durée de l’appel, etc.) de communications de centaines de millions d’individus avec l’autorisation d’une cour secrète.

A travers Prism, et contrairement aux dénégations de pure forme des autorités de Washington, tous les citoyens américains sont traités comme des terroristes potentiels. 100% des communications sont enregistrées – y compris les contenus – quels que soit les médias (téléphonie fixe et mobile, internet, etc.) et, en cas de besoin, les autorités vont piocher dans ces données.

Or Prism n’est qu’une des multiples facettes du programme de surveillance interne mis en place par la NSA. En effet, les Etats-Unis disposent de moyens colossaux, financiers et techniques, pour scruter les activités de leurs citoyens.

Ainsi la police américaine amasse des millions de données numériques sur les déplacements des véhicules qui circulent dans le pays dans d’immenses bases de données. Elles sont obtenues grâce à des dizaines de milliers de scanners automatisés, installés sur des véhicules de police ou répartis un peu partout sur le territoire américain, sur des ponts ou des édifices. Dans un rapport publié mercredi 24 juillet 2013, l’American Civil Liberties Union (ACLU) affirme qu’ils permettent d’enregistrer la plaque d’immatriculation et des images des véhicules qui passent ou qui sont garés. Les polices envoient ensuite ces informations dans des banques de données qui peuvent être consultées des semaines, voire des années plus tard. Cette surveillance, permet notamment aux autorités de savoir où une personne s’est rendue durant une journée précise, même si cette personne n’a commis aucun acte illégal. Les responsables de l’application de la loi affirment que cette pratique est légale et qu’elle permet d’appuyer les policiers dans leur travail. Cela laisse songeur.

Autre exemple : le Pentagone a récemment décidé d’exploiter deux ballons espions au-dessus de Washington DC à des fins de surveillance permanente. Dotés des technologies dernier cri, ils sont capables de couvrir des milliers de kilomètres de la Caroline du Nord jusqu’aux chutes de Niagara et de « screener » des millions d’Américains ; ces ballons peuvent rester dans le ciel pendant un mois sans avoir besoin d’être ravitaillés.

Si l‘on ajoute à cela que, depuis quelques années, l’utilisation des drones à des fins de surveillance intérieure se développe et que, surtout, les données personnelles des citoyens (fichiers bancaires, de santé, de sécurité sociale, universitaires, données fiscales et judiciaires, etc.) sont très peu protégées outre-Atlantique, force est de reconnaître que la société américaine une est devenue une société surveillée. Ce que George Orwell prévoyait pour 1984 est finalement en train de devenir réalité, 40 ans plus tard.

Un « habillage » pseudo-démocratique

Depuis plus de dix ans, les autorités politiques se sont donc peu à peu arrogé tous les pouvoirs et ont considérablement réduit la sphère privée. Comment de telles dérives sont-elles légalement possibles ? Pourquoi la population les accepte-t-elle sans broncher ? Le gouvernement fédéral procède de deux façons complémentaires :

- d’une part, il « vend » à la population cette démarche comme étant indispensable à sa sécurité face aux terroristes. Il sur-communique sur la menace – certes bien réelle – mais en l’amplifiant largement. Par ailleurs, il vante l’efficacité de son système et en annonce, de temps à autre, les « succès ». Cette démarche fonctionne, notamment parce que dans les sociétés de consommation post-industrielles en crise, les citoyens ont été remplacés par des consommateurs lobotomisés, préoccupés d’abord de leur propre bien-être (consommation et sécurité). Et en ce domaine, les Etats-Unis sont en avance sur l’Europe.

 

 

 

- d’autre part, les autorités s’attachent à donner « habillage » légal à leurs transgressions de la constitution[1] et des libertés civiles, ce qui est le premier signe d’un Etat policier. Pour pratiquer sa surveillance intrusive sans entrave ni risque de poursuite pénale, la NSA s’appuie sur les lois de 1978 et sur la législation adoptée en octobre 2001 (Patriot Act) et 2008 sous George W. Bush, et qui a été reconduite par Barack Obama en décembre 2011.

Ainsi, lors de la révélation du programme Prism, le président Obama et les représentants du Sénat chargés de contrôler les activités les services de renseignement, ont justifié ces pratiques au nom de la sécurité nationale. Plus grave, la Chambre des représentants américaine a rejeté à une courte majorité, mercredi 24 juillet 2013, un amendement déposé par un jeune élu républicain du Michigan, Justin Amash. Ce texte visait à mettre un terme au financement du programme de surveillance de la NSA aboutissant à la collecte de données téléphoniques de millions d’Américains. Cet amendement était soutenu par une coalition hétéroclite d’élus allant des conservateurs du Tea Party aux démocrates les plus à gauche. Il a été rejeté par 217 voix contre et 205.

Que penser de Snowden : traître ou héraut ?

S’il a clairement transgressé les règles de confidentialité qui lui étaient imposées, Edward Snowden n’a rien d’un traître. A la différence de Bradley Manning[2], les révélations qu’il a faites et les documents qu’il a transmis à la presse ne sont pas encore dommageables pour la politique étrangère américaine, car tous les milieux spécialisés internationaux étaient au courant de cette boulimie d’écoutes de la NSA, sur son propre territoire comme à l’étranger. La motivation principale de Snowden n’est ni la vengeance, ni la recherche de la notoriété, et les risques qu’il a pris sont énormes. Son but, c’est la dénonciation des dérives qu’il a observées et dont il ne veut pas être complice. A ses yeux, le système américain est en train de devenir fou et doit être repris en main. Sa transgression a donc été utile, à la différence de celle de Manning, qui a commis un acte bien plus grave pour la sécurité nationale des Etats-Unis en révélant une quantité très importante de documents confidentiels, avec l’évidente volonté de nuire.

De plus, la démarche de Snowden met en lumière un second fait connu généralement des seuls spécialistes : depuis l’intervention en Afghanistan (2002) et l’invasion de l’Irak (2003), les prestataires privés (Contractors) ont prospéré dans tous les domaines relevant traditionnellement des armées et des services spéciaux. En confiant de nombreuses tâches de renseignement intérieur et extérieur à des sociétés et des individus sans liens autres que contractuels avec le gouvernement, l’administration a perdu une partie du contrôle sur leurs activités. Surtout, en créant, un immense secteur économique dépendant des programmes de sécurité américains, cela a donné naissance à de nouveaux acteurs qui semblent bien avoir remplacé le lobby militaro-industriel américain comme premier influenceur de la politique de sécurité nationale… et ses dérives.

Quelle est l’efficacité du système ?

Au-delà des questions de violation du secret, une question demeure : ce système gigantesque et intrusif est-il efficace ?

En premier lieu, il convient de rappeler que l’une des raisons du développement d’un programme de surveillance intérieure par la NSA vient du fait que les Etats-Unis ne disposent pas, à la différence des Etats européens, d’un véritable service de renseignement domestique, à l’image de la DCRI française, du MI 5 britannique, du BND allemand ou de l’AISI italienne. En effet, le FBI s’est opposé à la création d’un tel organisme qui lui aurait fait concurrence. Les tâches de surveillance du territoire ont donc été réparties entre le bureau fédéral – qui est surtout une police judiciaire – et la NSA.

En second lieu, si ce système a certes pu déjouer plusieurs complots terroristes – c’est là l’argument avancé par les autorités pour justifier la surveillance électronique tous azimuts – personne ne parle des très nombreuses erreurs qu’il a engendrées et qu’ont eu à subir des citoyens innocents, ni de la réduction considérable de la sphère privée qu’il a provoqué.

Enfin, il est intéressant de comparer le rapport coût/efficacité. Ainsi, on peut considérer qu’en matière de renseignement, Washington dépense à peu près 100 fois plus (budget) que ne le fait Paris et dispose de 50 fois plus de personnel dédiés au renseignement (fonctionnaires civils et militaires, Contractors). Or le système américain est-il 50 fois ou 100 fois plus efficace que celui de la France ? Evidemment non. Il ne l’est même pas 5 à 10 fois. Tout juste pouvons-nous considérer qu’il est un peu plus efficace. Cela  ne justifie donc en aucun cas les incroyables budgets accordés aux services et la restriction de la sphère privée.

Une puissance sans aucun scrupule

Parallèlement à la mise sous surveillance électronique de la population et du territoire américain, Snowden a confirmé que la NSA écoutait tous ses alliés, même les plus proches, en recourant à une gamme de moyens d’interception très variée. La presse européenne, puis les leaders politiques du vieux continent, ont aussitôt réagi, dénonçant ces pratiques qu’ils jugent déloyales, inadmissibles, et qu’ils semblaient découvrir.

Pourtant, ces pratiques sont vieilles comme le monde, ou tout au moins comme la NSA créée en 1952. Ce second sujet est pourtant un faux problème et l’on ne peut légitimement pas reprocher aux Américains d’écouter leurs partenaires, même si ce n’est pas Fair Play. Ce type d’espionnage existe depuis la nuit des temps. Même s’il est toujours plus désagréable de se savoir écouté par un allié que par un ennemi, c’est une grande tradition du renseignement et des relations entre Etat et la NSA nous écoute depuis sa création, comme le fit avant elle l’AFSA[3].

D’ailleurs rappelons-nous ce qui disait Churchill dans ses mémoires : « nous n’avons pas assez espionné l’armée française avant 1940, car elle était notre alliée. Si nous l’avions fait, nous n’aurions pas été surpris par sa déroute face à l’Allemagne et par les conséquences qu’elle a eu sur notre sécurité ». Ce en quoi, il avait entièrement raison. Ainsi, début 2003, la France, qui a été surprise par la déclaration commune de la quasi totalité de ses partenaires européens soutenant la décision américaine d’envahir l’Irak – ce qui fut un camouflet pour notre diplomatie – aurait mieux fait d’écouter ses partenaires de l’Union afin de déceler leur duplicité.

Au demeurant, les écoutes et intrusions américaines dans nos communications et nos systèmes d’information stratégiques se font en partie avec notre collaboration ! Dès lors, que nous achetons logiciels, expertise et conseil à des entreprises américaines, que nos serveurs internet et Cloud Computing sont hébergés outre-Atlantique, et que nous leur confions le cryptage ou les tests de sécurité de nos systèmes d’information et de nos communications, il ne faut pas s’étonner que les Américains lisent en permanence ce que souhaitons protéger. Ce n’est donc pas eux qu’il convient de fustiger en la matière, mais au contraire l’inconséquence des dirigeants européens qui n’ont pas su développer des offres nationales concurrentes ou interdire la signature de tels contrats.

Les arguments fallacieux des Américains

Pour autant, dès lors qu’ils se trouvent en position d’accusés en raison des interceptions illégales à l’étranger, les Américains s’empressent de rétorquer que « tous les pays du monde font de même ». Ils ciblent en particulier la France en évoquant le dispositif mondial d’écoutes de la DGSE qu’ils ont baptisés Frenchelon. Or une telle argumentation est à la fois fausse et fallacieuse. Pourtant, certains journalistes français, totalement ignares en la matière et croyant détenir quelque scoop, se font les meilleurs avocats de cette désinformation américaine.

Il faut d’abord rappeler que le réseau Frenchelon n’existe pas et que c’est une invention américaine. Nos « alliés » appellent ainsi les quelques stations d’écoute de la DGSE dans le monde depuis qu’ils ont été attaqués en 2003 par les Européens qui avaient dénoncé les écoutes de leurs communications et celles découvertes au siège de l’Union européenne. Certes, la DGSE dispose bien d’une dizaine de petites stations d’écoute dans le monde – en métropole, outre-mer et en Afrique – mais cela ne peut en aucune façon être comparé avec le dispositif américain. En France, approximativement 2 500 personnes se consacrent aux interceptions des communications internationales. Les Etats-Unis, eux, ont des centaines de stations d’écoute à la surface du globe, opérées par près de 100 000 personnes – incluant leurs alliés anglophones et les sous-traitants privés. Donc le rapport est de 1 à 50, voire plus entre le monde anglo-saxon et la France. Aussi, lorsque Washington recourt à l’argument de Frenchelon, c’est pour se dédouaner de leurs pratiques discutables aux yeux de l’opinion internationale.

Sur le plan intérieur, il convient de rappeler que, la France est le pays européen qui dispose de la loi la plus restrictive en matière de protection des données personnelles, sous l’autorité de la Commission nationale informatique et liberté (CNIL). De plus, dans notre pays, depuis les dispositions de 1994 – préparées par Michel Rocard, suite aux dérives de François Mitterrand au cours de son premier mandat[4] – l’interception de correspondances privées fait l’objet d’un encadrement très strict. Ainsi, la loi est très scrupuleusement respectée. Certes, les dispositions antiterroristes dans le cadre de la loi Perben 2 autorisent à conserver les traces des appels, mais non les contenus, ce qui ne porte pas atteinte aux libertés privées.

Surtout, la France ne dispose pas d’arrangements comparables à ceux qui lient l’administration américaine aux entreprises de téléphonie ou autres fournisseurs d’accès internet. L’Etat français, dans la majorité des cas, ne s’affranchit pas des règles de droit. Notre législation permet certes, qu’à partir du moment où un attentat de grande ampleur se prépare, que les juges anti-terroristes puissent mener des enquêtes très approfondies. Leurs moyens ont été accrus en ce sens depuis 2001, mais leurs investigations restent basées sur des suspicions raisonnables. Alors qu’aux Etats-Unis, point n’est besoin de suspicions ou d’un magistrat pour déclencher une surveillance. La France surveille les groupes et individus dangereux, mais dans les limites constitutionnelles. Notre pays réussi « endiguer » la menace terroristes sans entraver les libertés civiles.

Les autres dérives condamnables

Les pratiques de la NSA révélées au grand public par Edward Snowden ne sont pas l’unique signe de la préoccupante dérive des Etats-Unis. Elles ne font que venir s’ajouter aux autres mesures adoptées par Washington depuis la fin de la Guerre froide et illustrent l’inexorable dérive unilatérale de l’unique superpuissance planétaire :

  • développement de l’espionnage économique à partir du début des années 1990, ayant pour conséquence une perversion des mœurs commerciaux internationaux. A travers l’ingérence croissante des pratiques du renseignement dans les affaires, la loi de l’offre et de la demande s’applique de plus en plus imparfaitement ;
  • extraterritorialité du droit américain et de ses sanctions en matière commerciale[5] ;
  • refus de voir des militaires américains jugés par la Cour pénale internationale ;
  • instauration d’une « Guerre contre le terrorisme » (GWOT), inappropriée à la manière dont il convient de lutter contre ce qui est d’abord un phénomène de nature criminelle ;
  • rejet des lois de la guerre et des conventions de Genève à travers la création extralégale du camp de Guantanamo ;
  • multiplication des arrestations et des enlèvements extrajudiciaires (Renditions), en contravention avec le droit international et le droit local des pays dans lesquels ont eu lieu les opérations ;
  • transfert de prisonniers dans des prisons étrangères afin de pouvoir les interroger dans un cadre « non démocratique » ;
  • justification et légalisation de la torture dans le cadre de la guerre antiterroriste ;
  • traitement arbitraire et excessif des passagers aériens et des visiteurs étrangers lors des contrôles aux frontières ;
  • invasion illégale de l’Irak en 2003, malgré l’opposition des Nations unies, en s’appuyant sur des arguments erronés ou construits de toute pièce pour justifier leur action (mensonges et Spin Doctors) ;
  • multiplication des frappes de drones et des exécutions sommaires dans le monde, afin de démanteler les infrastructures terroristes, y compris au prix d’importants dommages collatéraux sur les populations civiles. Ces opérations ne font qu’augmenter le ressentiment à l’égard de Washington – et de l’Occident – et fournissent sans cesse de nouvelles recrues aux groupes djihadistes. Au demeurant, dans le cadre de ces actions, les Etats-Unis ont éliminé en toute illégalité plusieurs de leur propres ressortissants ayant rejoint Al-Qaida ;
  • acharnement démesuré contre Bradley Manning, certes totalement coupable d’avoir divulgué des secrets portant atteinte à la sécurité nationale de son pays. Mais le Pentagone et  et le gouvernement, le considérant comme « l’un des plus grands traîtres de tous les temps », s’acharnent sur lui d’une manière incompatible avec la démocratie[6] ;
  • soutien aux Frères musulmans et aux salafistes dans tout le Moyen-Orient et notamment en Syrie, dans le cadre des pseudo révolutions arabes ;
  • refus initial d’intervenir au Mali et de soutenir la France considérant que la sécurité des Etats-Unis n’était pas concernée par ce pays… avant de soutenir médiocrement l’action de Paris.

*

Mise sous surveillance de la population, écoutes accrues des alliés comme des concurrents étrangers, transgression du droit international, politique étrangère hasardeuse… force est de constater la dangereuse dérive des Etats-Unis. En raison de leurs comportements de plus en plus arrogants et unilatéraux, ils sont en train de devenir un véritable « Etat voyou », terme qu’ils ont inventé pour  discréditer certains de leurs adversaires ou des régimes totalitaires.

Pourtant, cette idée a encore du mal à être acceptée par les observateurs, qui vivent toujours avec l’image des Etats-Unis « champions du monde libre et de la démocratie », comme ils furent face au totalitarisme soviétique. D’ailleurs Washington met en œuvre une très active campagne de communication pour que cette image perdure et pour justifier toutes ses transgressions au nom de la liberté et de la démocratie.

Et cela fonctionne ! Ainsi, Barack Obama, a été lauréat du Prix Nobel de la paix après avoir été à peine élu et il dispose d’une image beaucoup moins négative que celle de son prédécesseur, G.W. Bush, que les medias prenaient plaisir à caricaturer. Or, sous les deux mandats d’Obama, les Etats-Unis ont été encore plus étroitement autoritaires, interventionnistes et violateurs des libertés civiles que pendant la période 2000-2008. Non seulement l’actuel président a poursuivi la politique de son prédécesseur – c’est-à-à dire la stratégie élaborée par les néoconservateurs – mais il l’a même accrue ! Guantanamo n’a pas été fermé, les frappes de drones ont considérablement augmenté et la surveillance électronique de la population n’a cessé de se développer.

C’est pourquoi il y a des raisons d’être inquiet : la première puissance politique, économique, militaire et culturelle mondiale, « phare » de l’Occident, est en train de déraper. Les Etats-Unis étaient censés incarner l’essence même des valeurs occidentales de liberté, de progrès, de démocratie et donner l’exemple. Mais plus rien de tout cela n’est vrai, depuis 2001. L’image d’Epinal que nous avons de l’Amérique et de plus en plus profondément en décalage avec un réalité bien moins reluisante et beaucoup plus inquiétante.

 

Peut être est-ce la plus grande victoire posthume de Ben Laden : avoir poussé les Etats-Unis sur une voie qui est dangereuse pour le monde et pourrait leur être funeste. Quand la première démocratie mondiale n’en est plus une, ce sont la paix et la sécurité mondiale qui sont menacées. Mais, bien évidemment, une telle analyse nous fera accuser d’antiaméricanisme…

 


  • [1] A partir du moment où une affaire est considérée comme liée au terrorisme, la Constitution ne tient plus.
  • [2] Jeune caporal de l’US Army à l’origine des fuites de Wikileaks.
  • [3] Armed Forces Security Agency : ancêtre de la NSA.
  • [4] Affaire de écoutes de la cellule élyséenne.
  • [5] Depuis la fin des années 1980, Washington a développé un arsenal législatif répressif afin de lutter contre l’expansion économique de ses concurrents. Les autorités américaines ont adopté une législation leur permettant de sanctionner certains comportements des concurrents des Etats-Unis, jugés injustes et déraisonnables par eux, et de prendre des mesures unilatérales de rétorsion. Ce sont les fameux articles 301, super 301 des Trade Acts et les lois sur les embargos.
  • [6] Ses conditions de détention sont abjectes : confinement 23 heures sur 24 pendant cinq mois, puis enfermement dans une cage ; obligation de dormir nu hormis le port d’une robe dite « anti-suicide » (alors qu’il n’a jamais parlé de se suicider !) ; réveil trois fois par nuit. Le rapporteur spécial de l’ONU, Juan Ernesto Mendez, parle d’un « traitement cruel, inhumain et dégradant ». Les États-Unis passent pour une nation de droits et de lois mais, pour Bradley Manning, ce n’est manifestement pas le cas.

Source de l’article: cf2r.org

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/08/07/la-dangereuse-derive-de-la-democratie-americaine/

 

 

Cliquer sur le lien ci-dessous =  

 

L’Amérique discréditée : Un article d'une rare virulence de Paul Craig Roberts, ancien Secrétaire adjoint au Trésor de Ronald Reagan

 

L’Amérique discréditée : Un article d'une rare virulence de Paul Craig Roberts, ancien Secrétaire adjoint au Trésor de Ronald Reagan

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 14:36

http://info-palestine.net/IMG/jpg/cible_femmes_enceintes.jpg

 

http://info-palestine.net/IMG/jpg/cible_femmes_enceintes.jpg

(Tee-shirt tuer une Palestinenne, un coup =

2 morts mère et enfant !!!)

 

 

 

Israël, ce n'est pas la paix, c'est la guerre !

par eva R-sistons

 

 

Internet, c'est chouette,

 

mais on trouve le meilleur, et le pire !

 

A l'instant, sur France24,

 

la chaîne internationale de désinformation

 

au service des intérêts américains et israéliens,

 

au service des multinationales et des guerres,

 

sur France24, donc, le Président d'Israël

 

(l'Etat qui occupe les terres palestiniennes),

 

fait la promotion de son pays

 

en prétendant qu'il est l'ami de la paix,

 

alors qu'il n'y a pas plus va-t-en guerre,

 

plus belliqueux, plus menaçant,

 

que cet Etat profondément raciste !

 

Et par exemple, tout en parlant de paix,

 

il se prépare à attaquer l'Iran

 

un pays qui n'a jamais attaqué personne,

 

et cela déclenchera la guerre mondiale

 

si nous ne faisons rien pour l'empêcher !

 

Aujourd'hui, Poutine s'y oppose de toutes ses forces,

 

en plaidant pour un monde multipolaire,

 

pas unipolaire, hégémonique,

 

dominé par une seule puissance, américaine !

 

 

http://fr.rian.ru/images/18825/14/188251441.jpg

http://fr.rian.ru/images/18825/14/188251441.jpg


 

C'est lui, Poutine, l'ami de la paix, pas Peres qui partout,

 

actuellement, annonce qu'Israël est prêt pour la guerre !

 

C'est une imposture, Israël n'est pas l'ami de la paix,

 

mais une puissance menaçante,

 

et c'est ainsi, dans un sondage,

 

que la plupart des Européens, à juste titre,

 

voient cet Etat d'une violence inouïe et sans scrupules !

 

Alors, vigilance, encore et toujours !

 

Méfions-nous de ce qu'on nous dit !

 

Eva R-sistons

 

 


Extrême danger

 

 

Menace d'une troisième guerre mondiale

 


Depuis une semaine, un cabinet restreint israélien examine avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, la possibilité d'une telle option: rééditer une attaque massive contre les centrales iraniennes, à l'instar de ce que l'Etat hébreu avait déjà réalisé en 1981 contre la centrale nucléaire irakienne de Tamuz. Une telle option n'est pas, en tout état de cause, écartée par le président israélien, Shimon Peres, qui affirmait dimanche aux médias qu'une attaque militaire contre l'Iran était une possibilité «plus proche que l'option diplomatique». C'est dire que la folie semble gagner de plus en plus la classe dirigeante israélienne prête à déclencher l'apocalypse pour peu que l'Iran mette lui aussi à exécution ses propres menaces de riposte à toute attaque contre ses installations nucléaires.

 

Que fait la «communauté internationale» qui semble observer les «prodiges» que peut accomplir le petit monstre créé par l'ONU sous la pression des Etats-Unis? Des réactions mitigées ont été notées de la part des chefs de la diplomatie russe et française. Le premier, Sergueï Lavrov, a déclaré: «Notre position sur ce point est bien connue: ce serait une très grave erreur, aux conséquences imprévisibles.» Son homologue français, Alain Juppé, a indiqué qu'une telle option serait «totalement déstabilisatrice pour la région et au-delà». Las, ni l'un ni l'autre n'ont réellement condamné comme il se devait le chantage d'une attaque contre l'Iran qui serait une aventure suicidaire non seulement pour Israël mais également pour la région, sans doute aussi pour l'ensemble du monde, faisant même planer la menace d'une troisième guerre mondiale.


(...) Selon des informations parues jeudi dernier dans la presse israélienne, des avions de chasse israéliens prendraient part aux manoeuvres Vega 2011 de l'Otan dans une base près de Cagliari (Sardaigne). L'aviation israélienne serait ainsi l'hôte d'honneur qui, avec celles de pays membres de l'Otan, s'est exercée à des «attaques à longue portée». Outre ses missiles de courte et moyenne portée (de 1500 à 4500 km), Israël dispose depuis 2005 du missile Jéricho 3 à longue portée (7800 km). Tous les spécialistes atomistes du monde estiment qu'Israël est la quatrième puissance nucléaire.


(...) C'est la planète qui est aujourd'hui à la merci du chantage israélien.

Source: L'Expression

 

http://www.lutopick.fr/blog/index.php/post/2011/11/08/Menace-d-une-troisi%C3%A8me-guerre-mondiale

 

.

 

 

 

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