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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 02:52

 

 

 

 

Dette des Etats :

Confessions d'un assassin financier


corsair31

par corsair31

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Révélations sur la manipulation des économies du monde par les Etats-Unis.

John Perkins (né en 1945 à Hanover dans le New Hampshire aux États Unis) est un économiste, un écrivain et un activiste social et écologique. Il est surtout connu pour son récent ouvrage Confessions of an Economic Hitman, traduit en français par Les Confessions d’un assassin financier.

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Perkins
http://www.scribd.com/doc/9532663/John-Perkins-Confessions-dun-Assassin-Financier
http://www.scribd.com/doc/555912/Le-Gouvernement-Secret-William-Milton-Cooper
http://www.santeglobale.info/tal/Perkins-assassin-financier.html

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 00:46
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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 04:12

 

 

 

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Négociations sur le Grand Marché Transatlantique – Ce qu’on ne vous dit pas

negociations-grand-marche-transatlantique

 

 

 

Ceux qui ont aimé le gros lourd de Titan vont adorer la suite de l’histoire. Ce genre de débiles sera bientôt chez lui en Europe. En effet, Barack Obama a évoqué publiquement dans son discours sur l’état de l’Union, mardi 12 février dernier, l’ouverture des négociations sur le Grand Marché Transatlantique. Un des secrets pourtant publics les mieux protégés par la presse libre indépendante et éthique est dorénavant sur la place publique. Peut-être d’aucuns renonceront-ils à me traiter de paranoïaque quand j’évoquerai le sujet désormais. Car j’ai déjà beaucoup parlé du Grand Marché Transatlantique, à de nombreuses reprises, sur ce blog. Mes lecteurs attentifs savent que bien combien nous avons été peu nombreux à nous y intéresser. Pour résumer, il s’agit d’un projet de grand marché intégré et libéralisé entre l’Europe et les Etats-Unis d’Amérique. On devine qu’il n’a pas été imaginé pour le bienfait des êtres humains mais, comme d’habitude, bla bla bla les marchés libres et non faussés. En résumé fidèle : une nouvelle vague inédite de régressions sociales.


Germany Obama 2008


En fait si Obama en parle c’est parce que les travaux préparatifs menés en grande discrétion sont dorénavant assez avancés. Et comme la date buttoir du projet est fixée à 2015, les grands manœuvriers passent a une phase publique. Né il y a une dizaine d’années, le projet a déjà été à l’ordre du jour de plusieurs sommets de chefs d’Etat et de réunions ministérielles au niveau européen. Le Parlement européen l’a soutenu lors de cinq votes successifs depuis 2004, grâce à l’approbation des députés du PPE (droite) et du PSE (sociaux-démocrates). Sans jamais vouloir le dire ni en parler, Barroso et Ashton ont fait de la réalisation de ce projet leur objectif. Lors de l’investiture de Barroso pour un nouveau mandat à la tête de la Commission européenne, je l’avais interrogé à ce sujet en session plénière du Parlement européen. Il avait fait mine de ne pas comprendre où était le problème. J’avais fait de même auprès de Catherine Asthon quand elle a été désignée comme Haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères. En guise de réponse : un silence gêné.


negociations-grand-marche-transatlantique-2

 

Il y a eu du nouveau à ce sujet. Non seulement Obama a annoncé le démarrage des négociations concrètes avec l’Union Européenne sur le « Grand Marché Transatlantique », mais le « groupe de travail de haut niveau sur l’emploi et la croissance » a rendu son avis. Il préconise aussi un lancement des négociations. Aussitôt apparait une déclaration conjointe d’Obama, Barroso et Van Rompuy. Dans cette déclaration, ils « se félicitent des recommandations du groupe de travail de haut niveau sur la manière d’augmenter [les] échanges et le partenariat d’investissements transatlantiques », affirment que « grâce à cette négociation, les Etats-Unis et l’Union Européenne auront non seulement l’occasion d’étendre le commerce et l’investissement (…) mais aussi de contribuer au développement de règles globales de nature à renforcer le système d’échange multilatéral » notamment en libéralisant et en abolissant les barrières douanières.


On comprend donc pourquoi Obama parle d’un « commerce transatlantique libre et équitable [qui] soutient des millions d’emplois américains bien rémunérés ». Côté américain, la base des négociations dont il est question est la suivante : ils exigent la levée des restrictions européennes sur l’importation d’OGM, de volaille traitée avec du chlore et de bétail nourri aux hormones de croissance, la dérèglementation en matière de protection des données personnelles pour faire plaisir aux entreprises philanthropiques Google, Facebook et Amazon, l’assouplissement des normes environnementales et sanitaires. Autrement dit, l’extension de la jungle ultra-capitaliste aux deux côtés de l’Atlantique.


negociations-grand-marche-transatlantique-3

 

En Europe, Cameron et Merkel se réjouissent, estimant qu’un accord « serait une contribution significative pour plus de croissance et plus d’emploi des deux côtés de l’Atlantique ». Pendant ce temps, en France, on atteint des sommets d’inexistence et de pleutrerie sur la question. Hollande ne pipe mot, Moscovici enchaîne les phrases creuses et invite à considérer le Grand Marché Transatlantique avec «ouverture et prudence » (sur France Info le 13 février) et la ministre du commerce extérieur, Nicole Bricq, lance en catimini une « consultation publique », c’est-à-dire un formulaire sur un site Internet caché, pour « que tous les acteurs français concernés par (…) un accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis puissent faire part de leur opinion ».

 

Cette consultation prendra fin le 1er mars 2013, en avez-vous entendu parler ?

Autour d’un danger d’une telle importance pour la vie sociale de notre pays, on attendrait un grand débat démocratique et médiatique. Mais l’inconscience des sociaux-libéraux et le silence complice des médias durent depuis que ce projet est né. Pour les médias on comprend. Les agents d’influence nord-américains sont chez eux parmi les médiacrâtes. Les sociaux libéraux de même, et depuis plus longtemps. Pour autant il ne faut pas se résigner. Nous avons, mes camarades et moi, milité publiquement contre le Grand Marché Transatlantique depuis le début. Nous avons alerté le Parti Socialiste en interpellant notamment les eurodéputés PS qui s’étaient prononcés pour le projet. Le Parti de Gauche a édité des brochures explicatives, le politologue Ricardo Cherenti et l’anthropologue Bruno Poncelet ont publié des livres sur le sujet. Tous ces documents ont été envoyés à toute la presse. En grand nombre, croyez-moi. Mais à de rares exceptions près, personne parmi les importants dans les rédactions n’en a jamais parlé.


negociations-grand-marche-transatlantique-4

 

Dorénavant, le temps s’accélère avec la volonté des nord-américains de débuter les négociations : dans trois mois les Etats-Unis d’Amérique et l’Union Européenne devront avoir présenté leurs lignes de négociation respectives pour pouvoir conclure cet accord « dans les deux ans ». Cet accord, qui mettra en péril les économies et continuera de détruire les systèmes de protection sociale et environnementale de nos pays, est porteur de menaces très concrètes pour les citoyens en matière de culture, d’alimentation, de santé, de travail. A bon entendeur salut. Faites passer dans vos réseaux. Voilà un front de lutte exemplaire pour nous opposer à la double logique atlantiste et libre-échangiste de cet accord qu’ils voudraient signer dans le dos des peuples.

 

 

 Extrait du blog de Jean-Luc Mélenchon  le 25 février 2013

 

http://fdg-info13.com/2013/02/25/negociations-sur-le-grand-marche-transatlantique-ce-quon-ne-vous-dit-pas/
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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 23:58

 

 

 

Discours fantastique d’une jeune canadienne de 12 ans


 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 06:08

 

 

 

http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/dossier/162/emission/les-guignols-de-l-info.html?photo=793

 

 

 

 

 

 


La démission du Pape, un coup marketing mais aussi le Qatar, une vraie nation de Football, ne ratez pas les meilleures images des guignols dans Les Guignols de l'info de la semaine !

 
La semaine des Guignols - Semaine du 11/02/2012
Le meilleur des Guignols de la semaine
.*
Infos décapantes, sans langue de bois ici :

  41:13
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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 00:54
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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 03:53

 

 

 

 

 

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Un documentaire de Jérôme Fritel et Marc Roche sur la banque qui dirige le monde en plaçant ses hommes dans toutes les plus hautes institutions. Cette banque représente également des excès lors de la crise de 2008 ou lors du maquillage des comptes de la Grèce pour favoriser son entrée dans l’Union Européenne en 2001. Documentaire très complet même si on omet de dire que Goldman Sachs a également subventionner la campagne électorale de Barack Obama en 2008 à hauteur d’1 million de dollars: http://www.opensecrets.org/pres08/contrib.php?cycle=2008&cid=N00009638

 

Edit: La vidéo a été supprimé de mon compte Youtube. Vous pouvez la voir en passant par la site d’Arte pendant 7 jours. Ensuite, elle disparaitra

 


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http://www.info-libre.fr/

Les infos dont on parle peu n°9 (1er Septembre 2012)

Je mets à votre disposition tous les 15 jours quelques informations passées totalement inaperçues dans nos médias mais qui peuvent être importantes.

 

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Voir aussi :

 


La dette publique, l'Europe, les retraites, Cantona expliqués à ma grand-mère

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 17:35

 

Le mystère de la création monétaire

picsou

Le système financier se retrouve aujourd'hui dans un état de délabrement que l'on avait plus observé depuis presque 1 siècle. Les responsables tant opérationnels que législatifs ont donc complètement échoué dans la préservation de ce système. Leur responsabilité est d'autant plus grande que ce dernier est vital pour l'ensemble de la société.

Les "profanes" doivent donc s'intéresser à la question en devenant eux-mêmes compétents. Deux tendances se dégagent parmi ceux qui possèdent une expertise sur la finance :
- les orthodoxes dont les théories dominantes sont enseignées dans toutes les écoles de la planète
- les non orthodoxes qui ont déterminé par l'observation et l'analyse leurs propres hypothèses sur le fonctionnement de la finance

De plus, comme rien, n'est simple, il n'y a pas de consensus même parmi les représentants de l'une des 2 tendances !

En particulier le mystère de la création monétaire est un sujet non trivial qui fait l'objet de controverses sans fin.
Ce dernier est lié comme on va le voir au domaine des prêts et des dettes associées qui ont proliféré sans limites depuis environ 20 ans.

Avant d'évoquer la création monétaire, il faut tenter de savoir ce que l'on entend au sujet du concept de monnaie, c'est en effet la première question sur laquelle il n'existe pas de consensus.


A. LE CONCEPT DE MONNAIE


La définition originelle fut comme pour beaucoup de sujet établie par les Grecs de l'antiquité. C'est Aristote qui proposa la définition de la monnaie qui reste valable de nos jours [1].
Selon Aristote, la monnaie est définie par trois fonctions :
1. Unité de compte
2. Intermédiaire des échanges
3. Réserve de valeur

La monnaie est une unité de compte car un bien ou un service peut être exprimé en nombre d'unités de monnaie (1 kg de tomates vaut 3€).
Elle est un intermédiaire des échanges car elle permet d'être échangée contre tout ce qui est à vendre (avec des €, je peux aussi bien acheter des tomates qu'un ticket pour un concert d'AC/DC).
La notion de réserve de valeur indique que la monnaie garde sa valeur dans le temps, hors inflation (je peux acheter mon kg de tomates aujourd'hui ou bien dans un mois avec mes 3€).

La quantité de monnaie nécessaire à une zone économique est liée à l'ensemble des richesses échangeables dans cette zone à un instant donné.
Chaque richesse de cette zone possède alors un équivalent en valeur monnaie : le prix.

Les différents types de monnaie
Dans le système actuel, la monnaie se présente sous 2 formes :
1. Fiduciaire : billets et pièces (du latin fides, la confiance)
2. Scripturale : sous forme de jeux d'écritures bancaires

Pour la monnaie fiduciaire, il n'y a pas d’ambiguïté, le consensus est à peu près universel sur le fait qu'un billet de 100 € représente bien de la monnaie.
Une banque commerciale reçoit des dépôts et effectue des prêts, dans les 2 cas la banque effectue une opération par un jeu d'écriture à son bilan.
Dès l'énoncé de ce concept de base, les controverses commencent...

Les dépôts bancaires sont ils tous de la monnaie ?
Pour les orthodoxes, la réponse est triviale : tous les dépôts bancaires sont de la monnaie [2][3], les non orthodoxes par contre estiment que ce n'est pas le cas [4][9].
Lorsqu'une banque reçoit un dépôt, alors ce dépôt devient sa propriété associé à une dette de la banque envers le déposant.
Ce déposant peut alors régler un fournisseur à l'aide de cette dette de banque grâce à un virement ou à un chèque.
Les orthodoxes admettent alors comme une évidence que cette dette de banque est bien de la monnaie car elle semble répondre aux 3 critères Aristotéliciens.

Les crédits font les dépôts
Lorsqu'une banque émet un prêt bancaire (actif de la banque), alors il y a mise à disposition du montant correspondant à l'emprunteur (passif de la banque).

=> Interprétation 1
Lorsque la banque effectue un prêt, les orthodoxes pensent que ce dernier est indépendant des dépôts existants et donc qu'elle crée de la monnaie en échange d'une dette : les crédits font les dépôts.

=> Interprétation 2
D'autres (Jorion [4], Creutz [9],...) pensent différemment, à savoir que la banque ne prête que des montants qu'elle possède déjà dans ses actifs.
Cependant les sommes prêtées se retrouvent dans un premier temps en dépôt et peuvent donc être prêtées à nouveau vérifiant également l'adage précédent.
Ces questions seront développées plus bas.

Voyons d'abord les dangers d'une trop forte création monétaire.

Théorie quantitative de la monnaie
La théorie quantitative de la monnaie est une théorie économique fondée sur la relation de causalité entre la quantité de monnaie en circulation et le niveau général des prix.
Il semble que le précurseur dans ce domaine soit Martín d'Azpilcueta qui établit un lien entre l'arrivée de métaux précieux des Amériques au 16e siècle et une inflation qui en a découlé en Europe.
D’autres économistes célèbres ont développé cette théorie comme David Ricardo au 19e siècle.

En gros, cette idée est basée sur le fait qu'il y a un lien entre les richesses produites et la vitesse de circulation de la monnaie.

(Quantité de monnaie) x (Vitesse de circulation) = (Production) x (Prix)

D'après cette formule, une augmentation de la quantité de monnaie en circulation provoque une augmentation des prix à production et vitesse de circulation constantes.

A l'expérience, cette théorie s'est avérée exacte...dans des cas simples !
En effet, lorsque toute la monnaie créée est immédiatement utilisée dans une zone économique, alors on constate une apparition d'inflation et dans un cas extrême d'hyperinflation.

L'hyperinflation est la grande peur des économistes de tous bords !

Cependant, le système actuel étant très complexe, une création monétaire n'aura pas forcément d'effets visibles car cette monnaie ne sera pas obligatoirement utilisée partout et immédiatement.

Et enfin, la création monétaire n'est pas la seule cause génératrice d'inflation, le plein emploi mesuré via l'indicateur NAIRU en est une autre [5], mais c'est un autre sujet !

La création monétaire
En première approche, s'il y a augmentation de la richesse, alors il doit y avoir création monétaire associée pour faciliter les échanges de cette richesse.
Le système monétaire étant devenu très complexe et très entrelacé, aucun modèle prévisionnel n'est capable de déterminer un seuil de risque à la création monétaire, sachant qu'il y a déjà ambiguïté sur ce qui rentre ou pas dans la définition de la monnaie.
De plus, les effets d'une création monétaire dépendent de l'usage qui est fait de cette monnaie, en effet si elle n'est pas utilisée dans une certaine sphère comme l'économie courante, il n'y a pas de raison qu'elle induise des effets néfastes.

La destruction de la monnaie
Un élément fondamental est à noter, si une institution effectue des prêts massifs de monnaie par création de cette dernière, alors cette monnaie sera détruite lors du remboursement.
Au final, il n'y aurait eu un afflux de nouvelle monnaie que durant un temps limité.
C'est d'ailleurs l'un des rôles d'une banque centrale de faire des prêts courts termes aux banques commerciales par création de monnaie centrale.


B. QUI A LE DROIT DE CRÉER DE LA MONNAIE ?


Le système bancaire européen est constitué de 2 types de banques dont les statuts sont différents :
- les banques commerciales
- les banques centrales (BC Européenne et BC nationales)

La Banque Centrale Européenne (BCE) possède dans ses statuts le pouvoir légal de créer de la monnaie, il n'est par contre écrit nulle part que les banques commerciales possèdent également ce pouvoir.
La grande question est donc de déterminer si les banques commerciales effectuent ou non de la création monétaire.

Les banques commerciales
Les principales fonctions d'une banque commerciale sont les suivantes :
- collecte des dépôts clients (particuliers et entreprises)
- assurer les virements et autres retraits de liquidités demandés
- prêts sur demande à la clientèle
- gestion de l'épargne

La question qui divise est de savoir s'il y a un lien direct entre les prêts et les dépôts.

Vision orthodoxe
Dans tous les cours d'université sur la finance, il est expliqué que les prêts font les dépôts.
Cela signifie qu'une banque peut prêter des montants presque illimités (*) à l'aide d'un simple jeu d'écriture à son bilan :
. ACTIF = dette du client à la banque, montant M
. PASSIF = création monétaire du montant M, dette de la banque au client
Le passif de cette transaction se retrouve donc sous forme de dépôt d'un montant M sur le compte du client emprunteur (Actif du client).

(*) A la limite technique près des ratios de fonds propres obligatoires dans le bilan des banques (4 à 8%) et des 1% de réserves fractionnaires (également obligatoires) à la banque centrale.

Vision non orthodoxe
D'après Paul Jorion [4] et Helmut Kreuz [9], une banque commerciale ne peut faire un prêt que s'il correspond une somme déposée dans cette même banque ou emprunté à une autre banque, on dit qu'il y a "conservation des quantités" monétaires.
L'illusion que d'autres défendent, à savoir que les mêmes sommes sont utilisées plusieurs fois par "recopies monétaires" est fausse.
Les prêts se font en cascade à partir d'une masse monétaire existante.

Si par exemple je dépose 1000 € sur un compte courant, la banque peut sur cette somme prêter 900 € à un tiers et placer 100 € à la banque centrale sous la forme de réserve obligataire (vision simplifiée car c'est de la monnaie centrale).
Si le tiers est à la même banque que moi, alors il peut déposer ces 900 € sur un autre compte courant.
En apparence, on se retrouve avec 1900 € déposés à la banque, cependant, la masse monétaire reste bien de 1000 € car je ne possède plus les 1000 € de mon compte, ces derniers se sont transformés en reconnaissance de dette de la part de la banque, or une reconnaissance de dette n'est pas tout à fait de la monnaie, même si on le laisse entendre ! [4]

Cette illusion fonctionne tant que je règle mes dépenses à l'aide d'un chèque ou d'un virement, en fait je ne fais que transférer à mon fournisseur une reconnaissance de dette de la banque.

Le risque de "bank run"
Un bank run est un contexte où la plupart des clients d'une banque se présentent au guichet pour récupérer leur argent sous forme de billets (fiduciaire).
La banque est alors incapable de rendre tout l'argent des comptes courants, car une grande partie de ce dernier a été prêté avec intérêts, il faudrait donc détricoter instantanément tous les prêts en cascades effectués avec l'argent déposé.
De plus, la quantité de monnaie fiduciaire (billets et pièces) ne suffirait pas à répondre à une telle demande. Cette monnaie fiduciaire représente environ 15% de la masse monétaire en circulation (*), le reste est de la monnaie dite scripturale (jeux d'écritures).

Le système ne fonctionne donc que tant que ses utilisateurs lui font confiance, un bank run correspond donc à la perte de cette dernière.

(*) Si tant est que l'on soit capable de l'évaluer !

Les Banques Centrales
Une banque centrale est une institution qui est chargée par un ou plusieurs états d'appliquer les objectifs monétaires décidés par ces mêmes états.
Par exemple, pour la zone Euro, la Banque Centrale Européenne (BCE) est chargée d'appliquer la politique monétaire pour l'Euro (€).
Les rôles de la BCE sont les suivants :
- définition des orientations monétaires de la zone Euro
- mise en œuvre de ces orientations
- émission de monnaie
- virements interbancaires
- ...

Émission de monnaie
En particulier, la BCE est chargée d'émettre de la monnaie fiduciaire (Billets et pièces) et de la monnaie scripturale dite "centrale" (*).
Cette monnaie centrale est différente de la monnaie présente dans les banques commerciale qui est dite monnaie secondaire.
Cette monnaie secondaire est celle que chacun possède sur ses comptes courants (**).

Une limitation fondamentale est à noter, la BCE et les BC nationales ont pour interdiction de prêter directement aux états (Article 123 du traité de Lisbonne) [6].
Cette interdiction a pour but d'éviter le risque d'inflation lié à un trop important afflux de nouvelle monnaie dans l'économie, mais elle a également pour conséquence une charge de la dette des états qui est devenue aujourd'hui insupportable et qui s'autoalimente [6].

(*) En fait la BCE sous-traite l'émission de monnaie fiduciaire aux banques centrales nationales.

(**) Cette appellation "monnaie secondaire" qui ne représente en réalité que des reconnaissances de dettes est à prendre avec les réserves précédentes


C. MONNAIE CENTRALE ET MONNAIE SECONDAIRE


Un client de banque commerciale peut être un particulier, un commerçant, une entreprise, etc..
Lorsque 2 clients veulent effectuer un virement bancaire entre eux, différents cas de figure peuvent se présenter.

Les différents cas de virements bancaires
. Cas 1 : clients la même banque
. Cas 2 : clients de banques différentes du même pays
. Cas 3 : clients de banques différentes de pays différents

Cas 1 : même banque
Lorsqu'un particulier effectue un virement vers un autre particulier qui est dans la même banque (banque A), alors la banque A n'a qu'à effectuer un virement interne, c'est une reconnaissance de dette de la banque qui change de main.
Il n'y a transfert que de monnaie scripturale dite secondaire.
C'est le cas le plus simple.

Cas 2 : banques différentes du même pays
Si un virement doit avoir lieu d'un compte d'une banque A vers un compte d'une banque B, alors il faudrait par exemple que les banques s'échangent chaque soir des valises de billets (ou plus généralement de valeurs) !
En réalité, chaque banque possède un compte spécial à la BCE un peu comme un compte courant "spécial banque", mais ce compte est libellé en "monnaie centrale" : compte BC (Banque Centrale).
C'est au niveau de la banque centrale que le virement a lieu du "compte BC de A" vers le "compte BC de B".
La contrainte fondamentale est qu'il est impossible de faire un virement de monnaie secondaire vers la BC [7] ni l'inverse.
La monnaie centrale sert donc principalement à gérer les virements interbancaires.

Cas 3 : banques différentes de pays différents
. Dans le cas où les 2 banques sont dans 2 pays différents de la zone Euro, le principe est identique au cas 2, à la différence près qu'il existe un système de suivi détaillé de ces échanges appelé TARGET 2 [8].
. Dans le dernier cas où les banques appartiennent à des pays de zones monétaires différentes (ex : Euro et Dollar), les banques centrales procèdent par achats de devises de la zone d'en face.

Les fuites entre les 2 types de monnaie
Il y a presque étanchéité complète entre les 2 types de monnaie qui n'ont pas vocation à se mélanger, cependant, il existe plusieurs possibilités de "fuites" réciproques [7] :
. Fuites en billets
. Obligations d'état
. Circuit du trésor public

Fuites en billets
Une banque a besoin de monnaie fiduciaire pour ses clients (ex : DAB), elle peut donc échanger à la banque centrale de la monnaie centrale contre des billets de banque. Ces billets se retrouvent donc naturellement dans le circuit secondaire.
Les montants correspondants sont relativement faibles en proportion des masses monétaires en circulation car on ne peut échanger des milliards pas ce biais !

Circuit du trésor public
L'état est la seule entité économique qui pour des raisons historiques est gérée par sa banque centrale, c'est le seul vrai client de cette dernière.
Le trésor public possède son compte à la banque centrale nationale qui utilise donc exclusivement de la monnaie centrale.
Les recettes de l'état (impôts) lui sont versées en monnaie secondaire, cette dernière est alors transformée en monnaie centrale par la banque centrale nationale.
Puis comme l'état dépenses en général toutes ses recettes (!), la transformation inverse a lieu, équilibrant à peu près ce circuit.
La "a peu près" se traduisant par le déficit "éventuel" de l'état !
Ledit déficit étant couvert par les emprunts d'état sous forme de bons du trésor ou d'obligations d'état...

Obligations d'état
D'une manière générale, les obligations d'états sont achetées par les fonds spécialisés qui placent ainsi l'épargne de leurs clients.
Une banque commerciale a également le droit d'acheter des obligations d'état avec de la monnaie centrale, mais ce n'est pas sa vocation.
Ces obligations sont alors utilisées dans le cadre du budget de l'état pour le règlement de ses factures vers le système économique, donc sous forme de monnaie secondaire qui a été convertie par la banque centrale.
Il y a alors conversion de monnaie centrale en monnaie secondaire.

Liquidités
La liquidité correspond à de l'argent immédiatement disponible.
Lorsqu'une banque en manque de liquidités effectue un emprunt à une autre banque, le mécanisme revient de la même manière à un virement de monnaie centrale effectué par la banque centrale (BC) entre les comptes BC des 2 banques commerciales.
Lorsqu'une banque commerciale se voit refuser un prêt pas ses consœurs, alors elle n'a d'autre choix que de se tourner vers la banque centrale.
C'est l'une des fonctions de la banque centrale (BC) d'effectuer des prêts de liquidités (moyennant contreparties) aux banques qui lui font appel.
Ces prêts permettent alors à ces banques (éventuellement mal en point) de régler ce qu'elles doivent aux autres banques, elles ont emprunté de la monnaie centrale à la BC au lieu d'emprunter à leurs consœurs.
Il y a bien dans ce cas création de nouvelle monnaie centrale qui sera en principe détruite lors du remboursement (s'il a lieu !).

Lorsque les banques ne se font plus confiance
Lorsque de très nombreuses banques ne se font plus confiance, alors elles ne se prêtent plus entres elles : c'est une crise de liquidité.
Si elles ne se font plus confiance c'est parce qu'elles sont en très mauvaises santé à cause des actifs dits pourris qui sont présents dans leurs bilans, les premiers actifs de ce type sont issus de la première crise de 2007 liées aux prêts subprimes qui se sont écroulés avec l'immobilier US.
Si une banque en bonne santé prête à une banque gavée d'actifs pourris, alors le remboursement risque de ne jamais avoir lieu.

De nombreuses banques sont donc en faillite virtuelle mais ce phénomène est masqué par des opérations de colmatage de la banque centrale (ex : LTRO) qui évitent l'effondrement du système.

Les masses monétaires M0 à M3
Le système financier a définit différentes masses monétaires (M0, M1, M2, M3) qui permettent de définir un référentiel commun.

Masses monétaires

M0 = billets, pièces + la monnaie centrale des banques commerciales
M1 = billets, pièces + dépôts à vue
M2 = M1 + dépôts à terme
M3 = M2 + titres long termes

La logique de cette classification est liée à la liquidité des masses monétaires. Plus l'indice i (Mi) est élevé, moins l'argent est facilement mobilisable (moins il est liquide.


C. CONCLUSION


En synthèse, il existe 2 types de monnaie :
- la monnaie centrale scripturale et fiduciaire
- la "monnaie" secondaire scripturale uniquement

La monnaie centrale émise par la banque centrale est subdivisée en 2 catégories :
- monnaie scripturale (jeu d'écritures) qui sert principalement aux virements interbancaires dans la zone Euro
- monnaie fiduciaire (fides/confiance) sous la forme de billets de banque

La monnaie secondaire est présente sur les comptes courants (Dépôts A Vue) des particuliers.
Elle correspond à des reconnaissances de dettes émises par les banques commerciales et induit des querelles d'écoles sur le fait qu'il s'agisse de monnaie créée ex-nihilo ou pas.

Il y a en théorie étanchéité entre les circuits correspondant à ces 2 types de monnaie, il existe cependant des possibilités de fuites entre ces derniers à travers la monnaie fiduciaire et le trésor public des états.

La monnaie centrale est utilisée par les banques commerciales afin qu'elles effectuent leurs virements interbancaires.
Si une banque commerciale est en manque de monnaie centrale pour effectuer ses règlements, alors elle tentera de faire un emprunt de cette dernière sur le marché interbancaire.
Si le marché refuse de lui prêter, elle n'aura d'autre possibilité que de demander l'aide de la banque centrale qui lui accordera elle même le prêt nécessaire à la poursuite de son activité.

Liens :
[1] Lexique BNS - M
[2] La monnaie banque centrale 2/3 - Les-Crises.fr
[3] Création monétaire centrale - Alain Grandjean
[4] "L'argent mode d'emploi" Paul Jorion
[5] Le NAIRU ou pourquoi le chômage ne baissera jamais
[6] Traité de Lisbonne, article 123 : le coup d’état de la finance
[7] La monnaie banque centrale 3/3 - Les-Crises.fr
[8] Les soldes TARGET2 - Les-Crises.fr
[9] "The Money Syndrome" Helmut Creutz

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Voir aussi :

 

Super vidéo (9 mn) pour comprendre la folie des banques et la ruine des pays

 

Traité européen (pour banques,contre peuples): Il faut un Référendum 

 

L´esclavage des peuples par l’endettement - UE-dictature, MES-tyran

 

Tout ce que vous voulez savoir sur les indices boursiers sans le demander

 

Des policiers espagnols sabotent leurs véhicules pour ne pas réprimer

 

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 06:20

 

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:13

 

 

Goldman Sachs s'approprie l'Europe…


http://4.bp.blogspot.com/-SX4ou20kEuI/TsOK9CP1mbI/AAAAAAAAFNQ/BK5sON46hAc/s1600/goldman-sachs-vampire-squid.jpg

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Opération Nettoyage : 3 coups d’Etat en Europe en 3 semaines

 

 

La crise financière orchestrée par Goldman Sachs et la Réserve Fédérale américaine semble porter ses fruits comme l'avait convenu le groupe Bilderberg en 1977. Renverser des gouvernements devient un jeu d'enfant : il suffit de dynamiter les banques de l'intérieur avec la complicité des agences de notation et de virer les chefs de gouvernements des pays goinfrés au crédit afin de faire croire au peuple que les problèmes seront résolus avec de nouvelles têtes (dettes). Pendant que la populace hurle au scandale contre les banques et l'irresponsabilité de leur chef de gouvernement, leurs élus les remplacent par des "marchands de dettes" : des banquiers...

 

Les pions se mettent en place, pourtant, Mitterrand nous avait prévenu...


Lors de la réunion du groupe Bilderberg à Torquay en 1977, le journal Libération publia une analyse de Roger Mennevée affirmant que ce groupe envisageait d’instaurer un gouvernement mondial dirigé par les États-Unis, qui comporterait l’abandon des souverainetés nationales, l’instauration d’une planification technique de l’économie, et l’établissement d’une monnaie internationale. L'ex-agent d'un service de renseignement espagnol, Luis M. González-Mata, en 1979, dans son livre "Les vrais maîtres du monde", est l'un des premiers à dévoiler l'existence et le fonctionnement du Groupe Bilderberg.



Coup d'Etat N°1 : La Réserve Fédérale américaine s'empare de la Grèce
Ancien conseiller économique à la Federal Reserve de Boston de 1980 à 1984, Lukas Papademos semble parfaitement armé de son expérience dans l'imprimerie pour envoyer la Grèce par le fond plus vite que prévu. Gold-up lui communique tous ses vœux de succès dans la mise en esclavage du peuple grec en optant pour une inondation de papier (n'oubliez pas votre gilet pare-balles Mr Papademos)... La feuille de route qui sera dévoilé aujourd'hui sera claire : trouver un maximum d' Euro-photocopieuses avec sa tête de premier de la classe.



Coup d'Etat N°2 : Goldman Sachs pirate la photocopieuse de la BCE
Mario Dragui, vice-président de Goldman Sachs en Europe et complice dans le maquillage des comptes publics grecs, devient le banquier le plus puissant d'Europe à la place de Jean-Claude Tricherie. Le groupe Bilderberg n'aurait pas pu trouver meilleur poste au sommet de la la pyramide de Ponzi européenne qui connait par cœur où se trouve la touche Ctrl+Print de la photocopieuse.




Coup d'Etat N°3 : Goldman Sachs vole le trône italien

Membre du comité de direction du groupe Bilderberg, Mario Monti accède en 2005 au niveau de "International Advisor" de Goldman Sachs, et devra désormais se charger de maquiller les comptes de l'Italie afin qu'elle n'implose pas trop vite avec l'aide de son collaborateur de la BCE. Les italiens vont amèrement regretter les galipettes de Berlusconi quand nos 2 zigottos commenceront à les envoyer sur les galères romaines à grands coups de rabots fiscaux et sociaux.


http://gold-up.blogspot.com/2011/11/ope ... at-en.html

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  • : La politique pour les jeunes - Dehors, l'Info officielle ! Bonjour l'Info non alignée, pour savoir ce qui se passe réellement, sans fard, sans mensonge ! Pas comme à la télé... Eva, journaliste, était chargée d'alimenter la rubrique jeunes d'un grand quotidien français..
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