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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 00:40
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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 00:06

 

Dimanche 10 novembre 2013

 

Jamais l'Iran n'a appelé à rayer Israël de la carte, c'est un mensonge israélien - lié à une faute de traduction -  pour justifier la guerre contre l'Iran (qui n'a jamais attaqué personne). L'entité sioniste veut être le seul Etat fort de la région, et à cet effet elle cherche à éliminer tous ceux qui lui font ombrage, Irak, Syrie, Iran... d'autant qu'ils sont indépendants et anti-sionistes (note d'eva)

 

 

 

Le Point.fr - Publié le  26/04/12 à 12h11

Iran : Ahmadinejad n'a jamais appelé à "rayer Israël de la carte"

Le ministre israélien du Renseignement admet que le président iranien n'a pas appelé à la destruction de l'État hébreu.

Le président iranien a été victime d'une erreur de traduction lors de son discours du 25 octobre 2005.

Le président iranien a été victime d'une erreur de traduction lors de son discours du 25 octobre 2005. Behrouz Mehri / AFP

 

Par Armin Arefi


 

 

Le vent est-il en train de tourner sur l'Iran ? Présenté comme inévitable il y a encore quelques semaines, le risque de frappes israéliennes - et même d'une guerre régionale - semble inexorablement s'éloigner. Le revirement date de mercredi, jour qui a vu deux responsables israéliens en exercice - le ministre de la Défense Ehud Barak et le chef d'état-major Benny Gantz - annoncer publiquement que la République islamique n'a pas décidé de se doter de la bombe atomique. Une information en réalité connue depuis plusieurs années des divers services de renseignement américains, mais aussi israéliens.


Ainsi, selon un haut responsable israélien, s'exprimant à l'AFP sous le couvert de l'anonymat, "le général Gantz ne fait que répéter tout haut et publiquement ce que les dirigeants militaires, y compris son prédécesseur, le général Gaby Ashkenazi, n'ont cessé de dire aux politiques ces dernières années". Des propos, cette fois publics, qui tranchent avec les traditionnelles déclarations des dirigeants israéliens affirmant que le compte à rebours est lancé avant qu'Ahmadinejad, qui a "appelé à rayer Israël de la carte", n'envoie sur l'État israélien ses bombes atomiques, justifiant ainsi le recours à des attaques préventives.


Attiser les soupçons

 

Or un autre événement, survenu au début d'avril, suggérait déjà un fléchissement de la position israélienne sur l'Iran. Ainsi, dans une interview à Al Jazeera, reprise par le New York Times, Dan Meridor, ministre israélien du Renseignement et de l'Énergie atomique, a admis que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad n'avait jamais prononcé la phrase "Israël doit être rayé de la carte". Il a toutefois ajouté : "Mahmoud Ahmadinejad et l'ayatollah Khamenei ont répété à plusieurs reprises qu'Israël était une créature artificielle, et qu'elle ne survivrait pas". Pourtant, c'est bien la première citation erronée qui a été reprise en boucle par les médias du monde entier, attisant d'autant plus les soupçons autour du programme nucléaire iranien.

 

La polémique a éclaté le 25 octobre 2005. À l'époque, le président iranien participe à une conférence intitulée "Le monde sans le sionisme". Mahmoud Ahmadinejad prend la parole : "Beaucoup de déçus dans la lutte entre le monde islamique et les infidèles ont essayé de rejeter la responsabilité en annonçant qu'il n'est pas possible d'avoir un monde sans les États-Unis et le sionisme. Mais vous savez que ce sont un but et un slogan réalisables." Pour étayer ses propos, le président se réfère à la chute, dans l'histoire récente, de plusieurs régimes que personne ne voyait sombrer.


Erreur de traduction

 

Il cite ainsi l'ayatollah Khomeiny, le fondateur de la République islamique : "Lorsque notre cher imam (Khomeiny) a annoncé que le régime (du Shah) devait être supprimé, beaucoup de ceux qui prétendaient être politiquement bien informés ont déclaré que ce n'était pas possible." Il évoque ensuite la chute de l'Union soviétique : "Qui pouvait penser qu'un jour, nous pourrions être témoins de l'effondrement de l'empire de l'Est (Union soviétique) ?" Il répète ensuite de nouveau les propos de Khomeiny, parlant de Saddam Hussein : "L'Imam a annoncé que Saddam devait s'en aller puis a ajouté qu'il s'affaiblirait plus vite que personne ne l'imagine."


Puis il évoque enfin Israël, et annonce, en persan : "L'Imam (Khomeiny) a annoncé que le régime occupant Jérusalem devait disparaître de la page du temps." Nulle part, dans tout le discours d'Ahmadinejad, ne sont prononcés en persan les termes "rayer", "carte", ou "destruction d'Israël". Pourtant, la traduction du discours en anglais proposera bien "Israël doit être rayé de la carte". Et la surprise est d'autant plus grande que c'est l'Irna (Islamic Republic News Agency), soit l'agence de presse officielle de la République islamique, qui en est l'auteur.


Conférence sur la réalité de l'Holocauste

 

Face à l'émoi suscité en Occident, le ministre iranien des Affaires étrangères de l'époque, Manouchehr Mottaki, tentera bien d'éteindre l'incendie, en précisant en février 2006, lors d'une visite au Parlement européen : "Personne ne peut supprimer un pays d'une carte. Il y a un malentendu en Europe sur ce que notre président a annoncé", avant d'ajouter : "Il (le président) parle du régime, car nous ne reconnaissons pas légalement ce régime."

 

L'erreur de traduction sera finalement relevée quelques moins plus tard par plusieurs spécialistes du Moyen-Orient, dont l'éditorialiste du Guardian Jonathan Steele, sans provoquer la moindre réaction internationale. Il faut dire que, étonnamment, Mahmoud Ahmadinejad ne corrigera jamais par la suite les journalistes étrangers lui demandant pourquoi il voulait "rayer Israël de la carte". Pire, il qualifiera la Shoah de "mythe" et organisera même en décembre 2006 une conférence sur "la réalité de l'Holocauste". Des propos terribles qu'il a, cette fois, bel et bien prononcés.

 

REGARDEZ. Le ministre israélien du Renseignement admet qu'Ahmadinejad n'a jamais appelé à "rayer Israël de la carte"(4:20) :

 

http://mobile.lepoint.fr/monde/iran-ahmadinejad-n-a-jamais-appele-a-rayer-israel-de-la-carte-26-04-2012-1455392_24.php

 

 

 

Iran_versus_USA_attaques_d_autres_pays-99b0d-copie-1.jpg

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 00:46
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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 00:10

 

Plafond de la dette: Oubliez le "shutdown", la grande crise est pour le 17 octobre

Le HuffPost  |  Par Grégory Raymond Publication: 02/10/2013 12h36 CEST  |  Mis à jour: 02/10/2013 22h50 CEST

 

INTERNATIONAL - Si l'on devait comparer le "shutdown", qui paralyse l'Etat américain, à l'impasse du plafond de la dette, on parlerait d'une bonne grippe et d'une rupture d'anévrisme. Le débat qui agite les Etats-Unis depuis le 1er octobre à minuit est bien peu en comparaison d'un risque de défaut du pays. Si républicains et démocrates ne s'entendent pas d'ici le 17 octobre, les Etats-Unis ne pourront plus assumer leurs obligations financières.


Barack Obama et les chefs de file du Congrès ont eu l'occasion d'en parler mercredi, lors d'une réunion de crise organisée à la Maison Blanche. Le président a reconnu sur CNBC qu'il était "exaspéré", ce que n'a pas manqué de tweeter son équipe de communication. Il a également souligné que Wall Street ferait mieux de "plus d'inquiéter"...


On s'explique. Le "shutdown", terme américain qui désigne la fermeture partielle des services fédéraux, marque le pic de 33 mois d'affrontements sur le budget entre démocrates et républicains. Ces derniers ont repris le contrôle de la Chambre en janvier 2011, avec des dizaines d'élus de la mouvance populiste Tea Party. Ceux-ci insistent pour voter un budget qui reviendrait, d'une manière ou d'une autre, sur la réforme de l'assurance-maladie, pièce maîtresse du bilan social du président et qui bénéficie du soutien indéfectible des démocrates.


Malgré le chômage technique décrété pour environ 800.000 fonctionnaires, le pays continue tout de même de tourner: le coût du shutdown est évalué à 300 millions de dollars par jour. Pas énorme pour un Etat comme les États-Unis, contrairement à une impasse persistante sur le relèvement du plafond de la dette. Les circonstances font que les parlementaires doivent dans le même temps trouver un accord là-dessus.


Il reste 30 milliards au Trésor américain


Car le débat du plafond est complètement indépendant. Aux Etats-Unis, il existe un seuil limite de la dette, qui ne peut être franchi sans accord du Congrès. Fixé à 16.700 milliards de dollards, il sera dépassé le 17 octobre. Une fois atteint, le pays ne pourra plus honorer ses créanciers en utilisant les marchés financiers. Pour faire simple, l'Etat sera obligé de lever en urgence la plupart des impôts, tout en réduisant drastiquement les dépenses publiques. S'il ne parvient à récolter l'argent nécessaire, les impayés s'accumuleront et l'Etat fera faillite.


Le secrétaire au Trésor Jacob Lew s'est saisi du débat mardi soir. Il craint qu'avec le "shutdown", les membres du Congrès n'aient plus le temps de s'entendre sur le relèvement du plafond. "Il nous restera 30 milliards de dollars de trésorerie pour honorer les engagements de notre pays", a-t-il écrit dans une lettre adressée aux parlementaires. Ce montant est "bien en-dessous" de ce que peut parfois dépenser le Trésor en une seule journée, c’est-à-dire "jusqu’à 60 milliards de dollars", poursuit-il.


Le problème, c'est que le Chambre des représentants (partie basse du Congrès) est à majorité républicaine et se montre toujours inflexible: pas de mouvement tant que les démocrates n'auront pas fait de concessions sur l'Obamacare et la réduction des dépenses publiques, qu'ils jugent trop élevées. On est donc exactement dans les mêmes conditions qui ont conduit au "shutdown". Des parlementaires, tels Tom Coburn et Richard Durbin, prédisent d'ailleurs une fusion des deux dossiers dans les deux prochaines semaines.


Pour le représentant républicain Paul Ryan, lier les deux questions permettra de mettre en place "un mécanisme pour forcer" la conclusion d'un accord. "La plupart des accords budgétaires par le passé contenaient un relèvement du plafond de la dette, a expliqué l'ancien colistier de Mitt Romney. Ces propos laissent penser que la fermeture des services fédéraux devrait se prolonger pendant les deux semaines qui viennent jusqu'à la date butoir du 17 octobre


Déjà 5 défauts pour l'Etat américain


Si les politiques jouent à se faire peur sur le sujet, il y a de fortes chances pour que l'un des camp craque avant l'ultime seconde. Régulièrement, démocrates et républicains se lancent dans un grand bluff, accusant tour à tour l'adversaire de mettre en balance le financement de l'Etat. En 2011, le plafond avait été relevé à la dernière seconde. La situation est donc réccurrente dans la vie politique et économique américaine. La preuve: des défauts ont toutefois déjà été enregistrés, à cinq reprises, dont la dernière fois en 1979.


Au terme de négociations creuses, Washington avait retardé de plusieurs jours le remboursement de certains créanciers, avant un accord a posteriori. C'est une des solutions qui sera certainement retenue si l'Etat fait défaut le 17 octobre. Avec un risque évident: entacher la crédibilité américaine sur les marchés. La puissance des organismes financiers est beaucoup plus décisive qu'à la fin des années 1970.


Imaginons un instant que les Etats-Unis annoncent un retard sur leurs créances... Les agences de notation financière dégraderaient immédiatement la note souveraine de l'Etat. De AAA chez Moody's et Fitch (AA+ chez Standard & Poor's), meilleure note possible, elle passerait à des niveaux spéculatifs similaires à la Grèce. Les taux d'emprunt américains exploseraient instantanément. Les Etats-Unis se transformeraient alors en "mauvais payeurs": une situation inédite pour la première économie du monde.

 

Le shutdown, à côté, c'est de la petite bière...

 


 

LIRE AUSSI
» Pourquoi Obama a tout intérêt à laisser traîner le "shutdown"

.

Paralysie du budget fédéral étasunien. Quelles conséquences pour l’Occident ?

конгресс сша бюджет обама

Télécharger le fichier audio

 

« Arrêtez cette farce et votez » ! Ce mot d’ordre d’Obama qui est en réalité un défi explicitement lancé à l’intransigeance du parti républicain a été fidèlement repris par Le Nouvel Observateur samedi.

Si la genèse de cette mauvaise intrigue sociale est d’une clarté cristalline – une bonne partie de la population américaine n’a ni l’envie, ni les moyens de se pourvoir de l’assurance maladie version Obamacare obligatoire à partir du 1 janvier 2014 – les véritables tenants et aboutissants de l’histoire mettent en relief les impasses grandissantes de l’économie américaine.


Dans le compte-rendu qu’il dresse, le Nouvel Observateur formule deux constats clés qui expliquent tant l’enlisement des Républicains et d’Obama dans un conflit-chantage dont les fonctionnaires fédéraux sont les premières victimes que les inquiétudes de tous les médias occidentaux face à une situation qui déborde sur le sort de la zone euro.


- Primo, il se fait que « les USA doivent atteindre le plafond de leur dette, actuellement située à 16.700 milliards de dollars le 17 octobre et le Congrès doit approuver un relèvement de ce plafond pour éviter un défaut de paiement aux conséquences potentiellement catastrophiques ». L’endettement des USA est tel que, vulgairement parlant, le pays ne peut plus payer l’ensemble de ses fonctionnaires, entre autres « quelques 400.000 employés de la Défense ».


- Secundo, de deux maux, il convient de choisir le moindre. Selon Obama, « pour aussi dangereuse que soit la paralysie budgétaire, une paralysie économique à la suite d’un défaut de paiement serait bien pire ». L’économie américaine est donc tombée dans le piège qu’elle s’était tendue elle-même il y a bien des décennies de là et qui a progressivement mis à mal tous ses moyens de régénérescence. Réduire massivement le nombre de fonctionnaires n’est pas une solution. Les payer en bonne et due forme est à ce stade mission impossible. Leur imposer un régime d’austérité des plus sévères ne rime à rien puisque celui-ci conduirait à terme à des émeutes sociales de taille. L’impasse est là, tout un univers budgétaire jusque là invincible est en passe de sombrer. Que faire ou plutôt quels nouveaux palliatifs inventer ?

 

La turbulence budgétaire des USA est contagieuse. C’est pour cette raison qu’elle préoccupe tant les économistes occidentaux, surtout que le piège des endettements « boule-de-neige » est aussi une réalité L’intervention de M. Jacques Sapir sur nos ondes confirme cette réalité embarrassante. En voici un extrait représentatif.


La VdlR. M. Sapir, j’aimerais bien savoir votre opinion sur les effets immédiats pour la Communauté internationale et surtout pour l’économie mondiale d’un scénario selon lequel les Républicains, les Démocrates et M. Obama ne se mettront pas d’accord ? Encourra-t-on alors le risque d’un default généralisé ? Et qu’en sera-t-il des engagements financiers américains à l’échelle internationale ?


Jacques Sapir. « Evidemment, la perspective d’un default des USA est une perspective cauchemardesque pour le reste du monde. C’est pour cette raison que je suis persuadé que l’on trouvera, à la dernière minute, un compromis et que l’on va augmenter le plafond de la dette. Maintenant, il faut comprendre que tout ce problème budgétaire qui devient de plus en plus grave, de plus en plus pressant depuis ces derniers mois, aura des conséquences économiques sur l’ensemble du monde. Pourquoi ? Parce que l’administration américaine ne sera pas capable de passer à temps toute une série de contrats aux petites et moyennes entreprises. Il y a quelque chose de très important aux USA, ce que l’on appelle le Small Business Act, qui fait qu’entre 20 et 40 % des contrats vont nécessairement aux petites et moyennes entreprises en question. Or, comme il y a une paralysie de l’administration, ces contrats ne sont actuellement pas passés, ils ne seront pas passés durant le mois d’octobre et probablement pas durant le mois de novembre. On a déjà calculé que le choc sur l’économie des USA sera extrêmement important. On s’attend à ce qu’au troisième et au quatrième trimestre, les USA fassent une croissance de 1,2 % au lieu de faire la croissance de 2,2-2,4 % qui était prévue jusqu’ici. Or, ce ralentissement brutal de la croissance lié à ce problème budgétaire et fiscal aura un impact important tout d’abord sur l’Europe qui est à l’évidence une zone très fragile ayant le plus besoin de la croissance américaine et qui donc est une zone où tout ralentissement de l’économie américaine aura des conséquences extrêmement importantes, mais aussi sur les pays émergents parce que ces derniers vendent leur production, que ce soit des biens manufacturés ou des matières premières à l’Europe et aux USA. A ce moment-là, on verra que le niveau général de la demande mondiale va relativement se contracter au cours du dernier trimestre. Les conséquences à prévoir pour l’économie mondiale seront d’autant plus importantes qu’un pays émergent sera plus exportateur qu’un autre, fait crucial pour la Chine, pour la Russie, pour le Brésil, etc.


La VdlR. Quelle est la réaction des marchés européens à la crise américaine ? Qu’en est-il du cours de l’euro ?


Jacques Sapir. Aujourd’hui, les marchés financiers sont inquiets mais ils considèrent qu’un compromis est pour l’instant probable. Je crois que la très grande nervosité des marchés financiers n’apparaîtra que si on ne voit pas d’issue se profiler d’ici le 12-13 octobre, parce qu’à partir de ce moment-là on va se rapprocher de plus en plus de la date limite à laquelle il faudrait augmenter le plafond de la dette. Maintenant, il faut comprendre que, mettons, la valeur de l’euro n’est pas essentiellement liée aux oscillations du dollar. C’est aussi le problème d’une demande pour l’euro qui est en jeu. Comme l’UE a très fortement réduit ses importations mais a maintenu ses exportations, il se fait qu’elle sera en manque car les autres pays qui achètent sa production ont besoin d’euros pour la payer et c’est là que, bien entendu, l’euro est poussé à la hausse. Donc, il y aura pour quelques semaines, voire quelques mois une tendance haussière de l’euro, mais qui ne renvoie absolument pas à la stabilité financière intrinsèque de la zone euro ou au problème du dollar qui est purement un phénomène technique et au-delà va se reposer tout le problème de la crise de la zone euro qui n’est toujours pas résolu et celui de la crise américaine. En conséquence, nous allons connaitre au début de l’année 2014 une très grande instabilité dans le domaine monétaire et c’est quelque chose qui a de quoi effrayer tous les pays émergents.


La VdlR. Peut-on supposer que 2014 va de ce fait, par enchaînement d’effets secondaires, hâter la fin de l’euro ?


Jacques Sapir. Je pense que l’euro est condamné. La question qui se pose à l’heure actuelle est une question éminemment politique. Est-ce que les Etats qui constituent la zone euro, leurs gouvernements, sont prêts à dire : « il vaut mieux dissoudre dans le calme l’euro, revenir à nos monnaies nationales mais le faire de manière coordonnée en maintenant une coopération importante » (ce qui serait la meilleure des solutions) ou vont-ils laisser la crise aller jusqu’à son terme et, à ce moment-là, on aurait non pas une dissolution de l’euro mais une véritable explosion de l’euro. C’est cette dernière voie qui est pour l’heure suivie puisque dans différents pays on se refuse à aborder la question possible de la dissolution de l’euro et en même temps on voit de plus en plus de gens extrêmement sérieux, avec une très grande réputation, qui disent que ça ne peut plus durer de la sorte, il faut faire quelque chose. Il y a donc toujours la possibilité d’un retournement politique de dernière minute sur cette question. Pour vous dire le fond de ma pensée, les gouvernements européens ont un attachement irrationnel à la problématique de l’euro et qu’ils ne sont plus capables de faire un simple calcul du type coût-avantage qui au demeurant les conduirait à dissoudre la zone euro. Or, comme ils s’obstinent à ne pas vouloir le faire, il faut s’attendre à ce que la crise prenne des formes particulièrement violentes et qu’elle arrive à son terme vers la fin de 2014 ou le début de 2015 ».


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Etats-Unis : Les banques se préparent à une panique bancaire selon le Financial Times

Etats-Unis : Les banques se préparent à une panique bancaire, selon le Financial Times

 

 

Selon les informations du Financial Times du 4 Octobre 2013, les banques américaines procèdent actuellement au remplissage de l’ensemble des distributeurs automatiques afin de prévenir des risques de panique bancaire.


Par précaution, certaines banques ajoutent jusqu’à 30% de plus d’argent.


Ces mesures sont prises dans le cas où l’arrêt du gouvernement fédéral se poursuivrait, mais également, dans le cas où aucune solution n’est trouvée pour un relèvement du plafond de la dette au 17 Octobre 2013. Scénario qui provoquerait certainement une ruée vers les distributeurs, bien que la Société Fédérale d’assurance des dépôts garantisse les dépôts bancaires jusqu’à 250.000 $.


Les grandes institutions financières tiennent également des réunions quotidiennes d’urgence au sujet des mesures à prendre si les Etats-Unis ne trouvent pas d’accord sur le relèvement du plafond de la dette.


A l’étude, des découverts temporaires gratuits pour les employés du gouvernement et pour les prestataires de la sécurité sociale.


Sources : Financial Times / Le Journal du Siècle

 

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/10/07/etats-unis-les-banques-se-preparent-a-une-panique-bancaire-selon-le-financial-times/

 

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 03:33
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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 01:53

 

 

 

 

 

 

Quelques minutes de vérité sur la Syrie

avec Michel Collon

 

 

 

 

 

La véritable histoire de ce qui se joue en Syrie

 

=

 

 

L'horreur européenne, colère d'eva - R-sistons vidéo 12

 

R-sistons Vidéo 8. Syrie: Tout ce qu'on ne vous dit pas

 

La Syrie d'Assad,

vidéo d'eva R-sistons

 

 

 


http://unraleurdeplus.blogspot.fr/2013/06/obama-criminel-de-guerre.html

 

La Trahison de Barack Obama (Syrie),

vidéo 5 mn  

tout est dit sur cette sale guerre sous faux prétexte

 

 

 

 


 

A voir aussi 

 

 


wifi

 

Coupez le Wifi chez vous ! C'est une technologie toxique

 

 


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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 00:17

 

Le manque de sommeil fait grossir

Le manque de sommeil fait grossir  
IRIB-Le manque de sommeil peut provoquer des changements dans l'activité du cerveau, comme manger davantage, selon une étude publiée dans la revue scientifique Nature Communications. 

 

Des études avaient déjà trouvé une corrélation entre la diminution de la durée du sommeil et l'augmentation rapide de l'obésité dans les pays industrialisés. Mais les scientifiques étaient jusqu'à présent incapables d'expliquer pourquoi.  

En utilisant des appareils IRM, une équipe de l'Université de Californie a étudié le cerveau de 23 personnes privées de sommeil. L'activité cérébrale de ces personnes a été examinée à deux reprises, après une nuit complète de sommeil et après une nuit pendant laquelle ils n'avaient pas pu fermer l'oeil.  


A la recherche des aliments les plus caloriques


Chez les personnes privées de sommeil, des perturbations ont été observées dans les régions du cortex évaluant la satiété, alors qu'au contraire les zones associées aux envies irrésistibles étaient fortement stimulées. 


"Nous avons fait une autre découverte intéressante, c'est que les aliments les plus caloriques étaient particulièrement recherchés par les personnes privées de sommeil" précise Matthew Walker, l'un des coauteurs de l'étude. "Toutes ces découvertes peuvent potentiellement expliquer le lien entre le manque de sommeil, le gain de poids et l'obésité", a-t-il ajouté. 


Il estime qu'un sommeil suffisant "pourrait permettre de mieux contrôler son poids, par le biais des mécanismes cérébraux régissant des choix alimentaires appropriés". 


Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus d'un tiers des adultes de plus de 20 ans dans le monde étaient en surpoids et 11% obèses en 2008. Le nombre de personnes en surpoids a doublé depuis 1980, atteignant 1,4 milliard d'adultes en 2008.


 

http://french.irib.ir/info/sant%C3%A9/item/269121-le-manque-de-sommeil-fait-grossir?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 00:16

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http://ecolecontestendanger.centerblog.net/106-solidarite

Solidarité

100 sites de consommation collaborative

 

 

6 août, 2013

Posté par Benji sous Se préparer pour "après"  
C’est le genre de liste qui est toujours utile, si quelqu’un souhaite la compléter et y rajouter des liens, il est le bienvenu! ;)
Voici une première tentative (à ma connaissance) de création d’une liste d’initiatives françaises (ou ayant des activités en France) pouvant se rapporter à la Consommation Collaborative. Même si cette liste vise une certaine exhaustivité, elle est évidemment incomplète et des précisions mériteraient d’être apportées pour mettre en lumière les différences entre les services. Le parti pris a été d’inclure des initiatives se situant aux limites de la consommation collaborative mais qui méritaient d’être mises en avant pour l’innovation sociale qu’elles représentent. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce parti pris d’ailleurs.

Nuage-Collaboratif
Cette liste a été établie de manière collaborative avec le collectif OuiShare

Alimentation

Achat groupé direct au producteur

Don / Vente de produits issus de son jardin

Colunching

Cours de cuisine collaboratifs

Votre propre menu à la carte d’un restaurant
Recevez / Allez manger chez des locaux

Petits plats fait maison

Rencontres et partage culinaire

Jardinage

Location/Revente/Don/Echange/Troc/Envoi de biens matériels

Location d’objets entre particuliers

Location d’espace de stockage

Location de machines à laver entre voisins

Location d’outils

Echange/Troc d’objets

Echange définitif de maisons

Troc dynamique

Vide-Dressing

Troc de fringues

Recycler vos propres vêtements
Prêt d’objets

Livres

Don d’objets

Envoyer ses lettres et colis entre particuliers

Transport

Location de voitures entre particuliers

Autopartage

Covoiturage

Covoiturage de colis

Transport adapté, partagé et insertion

Parking chez l’habitant

Partage d’informations sur le stationnement

Communauté d’écomobilité

Voyages

Location de logement chez l’habitant

Couchsurfing

Manger chez un local

Vivre des expériences de tourisme avec des locaux

Organisation de voyage collaboratif

Partage d’expériences de voyage

Echange de Maisons

Echange d’appartements entre étudiants

Accessoires et cadeaux

Tous types d’artisanat

Location de sacs à main et accessoires de mode

Location de lunettes

Location d’équipement pour enfants

Location de jouets

Location d’équipement

Finance collaborative

Financement collaboratif de projets (Crowdfunding)

Prêt entre partiuliers

Echange / Troc de services

Se rendre service à proximité
Garde d’animaux entre particuliers
Communautés

Echange / Troc de Compétences

Echange de biens et de services entre entreprises

Education Collaborative

Suivez les cours d’un expert : « l’université 2.0″

Suivez les cours d’un mentor par vidéo-bulle

Habitat

Colocation

Contruction d’habitat participatif

Voisinage

Coworking et Partage de Bureaux

Partage de bureaux

Espaces de coworking

Recyclage

Partage de gestes et idées écologiques

Plateforme BtoB

Réseau social

(Publiée une première fois en Juin 2011 et actualisée trente fois depuis)
Retrouvez les sur Facebook
Liste trouvée sur actuwiki.fr
13

4 réponses à 100 sites de consommation collaborative

j’entends de plus en plus parler de S.E.L pour le troc mais jamais du J.E.U qui est encore plus subversif, je trouve.
le jeu en attendant que les consciences soient mures pour abandonner définitivement toute forme de monnaie, ca serait déjà pas mal.
.
http://lesmoutonsenrages.fr/2013/08/06/100-sites-de-consommation-collaborative/

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 00:09

 

 

 

L' Iran n'a jamis attaqué personne !

 

L'Iran ne menace personne,

 

contrairement à ce que disent les médias

 

ou même les Gouvernements.

 

C'est un mensonge !

 

En voici la preuve =

  

 

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7533

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Iran_versus_USA_attaques_d_autres_pays-99b0d.jpg..

 

 

 

 

atlantisme-aspecta.jpg

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ALERTE !

ATLANTISME 

 

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L'Atlantisme est un courant politique 
conceptualisé au début de la guerre froide 
qui prône une alliance militaire centrée 
sur les États adjacents à l'océan Atlantique Nord 
et, par extension, entre l'Europe et l'Amérique du Nord 

Cette alliance s'accompagne d'une coopération 
dans les domaines politiques, économiques et culturels

Le philosophe  Manuel de Diéguez
décrit sa perception de l'atlantisme 
dans un article du 20 juillet 2013
paru sur son site et intitulé

Cet article a été écrit pour analyser
les conséquences subies par peuples 
des états qui ne seraient pas soumis
à l'architecture du bloc Euro-Atlantiste
tel qu'il est énoncé par Pierre Hillard
Il traite de L'avenir intellectuel et politique 
de l'Europe et de la France particulièrement
face a la domination sans partage
de l'Empire américain

C'est plus que jamais d'actualité
d'autant que cette idéologie est massivement 
relayée par des médias aux ordres
afin d'imposer ses fondamentaux
comme le dénonce Guillaume de Rouville
régulièrement sur son site

révèle le rôle avéré des Etats Unis
lors de la création de l'union Européenne
reprenait une enquête exclusive du magazine Historia 
afin d'étudier le dossier des origines américaines 
de l'intégration communautaire intitulé
lors d'une émission télévisée
raconte comment Jean Monnet 
qui était un agent américain 
fut payé pour détruire les états européens

De nombreuses voix s'élèvent 
depuis très longtemps pour dénoncer 
les effets de l’ingérence Atlantiste 
sur la conduite de la politique Française

Cet article n'a d'autre ambition
que d'ajouter des doutes à propos
de l'utilité pour les peuples libres
d'être inféodés aux volontés de ces maitres
qui ne savent respecter que leurs seuls intérêts
...

Au détriment des nôtres !

ASPETA

 

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TAGS : Atlantisme, CIA, MF Garaud, F Asselineau,
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France, Etats-Unis, Aspeta, Chantal Dupille

 

 

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De Gaulle appelait l'Europe à se débarrasser de la domination américaine

 

HIROSHIMA, 6 AOUT 1945 : 68e ANNIVERSAIRE DU PLUS GRAND CRIME DE GUERRE DE L’HISTOIRE

 

La dangereuse dérive de la « démocratie » américaine

 

 

La dangereuse dérive de la « démocratie » américaine

 

Pour ceux qui en douteraient encore, la démocratie n’existe plus depuis bien longtemps quel que soit le pays, même en France!  Mais c’est des USA qu’il s’agit ici, et cette analyse est très intéressante, je ne pouvais que relayer celle-ci et vous la soumettre..



antiusa

 

Depuis 1945, nous avons pris l’habitude de considérer des Etats-Unis comme la première des démocraties, par la taille comme par l’exemplarité. Si cette appréciation a longtemps été juste, elle n’a malheureusement plus lieu d’être aujourd’hui, tant la situation a changé outre-Atlantique et ne cesse de s’éloigner des critères qui fondent ce système politique.

En effet, de nombreuses évolutions, consécutives à la nouvelle législation adoptée suite aux attentats du 11 septembre 2001, afin de renforcer la sécurité du pays par tous les moyens, ont progressivement éloigné les Etats-Unis du modèle démocratique qu’ils revendiquent. Sur le plan intérieur, les nouvelles lois antiterroristes adoptées sont attentatoires aux libertés civiles et confèrent à l’Amérique, par de nombreux aspects, les caractéristiques d’un Etat policier. Sur le plan extérieur, l’unilatéralisme et le mépris du droit international de Washington expriment un égoïsme et une tendance hégémonique de plus en plus préoccupants.

Une société surveillée

Fin juin 2013, Edward Snowden, ancien cadre de la CIA et consultant pour la NSA – via le cabinet Booz, Allen & Hamilton – révèle à la presse, documents à l’appui, que l’agence américaine développe depuis plusieurs années un programme de surveillance et d’accès aux données personnelles des internautes stockées sur les serveurs des grands groupes de communication américains – fournisseurs d’accès ou de messagerie – Microsoft, Yahoo, Facebook, Google, AOL, Skype, YouTube et Verizon.

Ce programme, qui a pour nom de code Prism, correspond à une véritable mise sous surveillance de la population américaine et de tous les étrangers, vivant, séjournant ou échangeant avec les Etats-Unis. Il collecte, au nom de la lutte antiterroriste, les métadonnées (numéro appelé, durée de l’appel, etc.) de communications de centaines de millions d’individus avec l’autorisation d’une cour secrète.

A travers Prism, et contrairement aux dénégations de pure forme des autorités de Washington, tous les citoyens américains sont traités comme des terroristes potentiels. 100% des communications sont enregistrées – y compris les contenus – quels que soit les médias (téléphonie fixe et mobile, internet, etc.) et, en cas de besoin, les autorités vont piocher dans ces données.

Or Prism n’est qu’une des multiples facettes du programme de surveillance interne mis en place par la NSA. En effet, les Etats-Unis disposent de moyens colossaux, financiers et techniques, pour scruter les activités de leurs citoyens.

Ainsi la police américaine amasse des millions de données numériques sur les déplacements des véhicules qui circulent dans le pays dans d’immenses bases de données. Elles sont obtenues grâce à des dizaines de milliers de scanners automatisés, installés sur des véhicules de police ou répartis un peu partout sur le territoire américain, sur des ponts ou des édifices. Dans un rapport publié mercredi 24 juillet 2013, l’American Civil Liberties Union (ACLU) affirme qu’ils permettent d’enregistrer la plaque d’immatriculation et des images des véhicules qui passent ou qui sont garés. Les polices envoient ensuite ces informations dans des banques de données qui peuvent être consultées des semaines, voire des années plus tard. Cette surveillance, permet notamment aux autorités de savoir où une personne s’est rendue durant une journée précise, même si cette personne n’a commis aucun acte illégal. Les responsables de l’application de la loi affirment que cette pratique est légale et qu’elle permet d’appuyer les policiers dans leur travail. Cela laisse songeur.

Autre exemple : le Pentagone a récemment décidé d’exploiter deux ballons espions au-dessus de Washington DC à des fins de surveillance permanente. Dotés des technologies dernier cri, ils sont capables de couvrir des milliers de kilomètres de la Caroline du Nord jusqu’aux chutes de Niagara et de « screener » des millions d’Américains ; ces ballons peuvent rester dans le ciel pendant un mois sans avoir besoin d’être ravitaillés.

Si l‘on ajoute à cela que, depuis quelques années, l’utilisation des drones à des fins de surveillance intérieure se développe et que, surtout, les données personnelles des citoyens (fichiers bancaires, de santé, de sécurité sociale, universitaires, données fiscales et judiciaires, etc.) sont très peu protégées outre-Atlantique, force est de reconnaître que la société américaine une est devenue une société surveillée. Ce que George Orwell prévoyait pour 1984 est finalement en train de devenir réalité, 40 ans plus tard.

Un « habillage » pseudo-démocratique

Depuis plus de dix ans, les autorités politiques se sont donc peu à peu arrogé tous les pouvoirs et ont considérablement réduit la sphère privée. Comment de telles dérives sont-elles légalement possibles ? Pourquoi la population les accepte-t-elle sans broncher ? Le gouvernement fédéral procède de deux façons complémentaires :

- d’une part, il « vend » à la population cette démarche comme étant indispensable à sa sécurité face aux terroristes. Il sur-communique sur la menace – certes bien réelle – mais en l’amplifiant largement. Par ailleurs, il vante l’efficacité de son système et en annonce, de temps à autre, les « succès ». Cette démarche fonctionne, notamment parce que dans les sociétés de consommation post-industrielles en crise, les citoyens ont été remplacés par des consommateurs lobotomisés, préoccupés d’abord de leur propre bien-être (consommation et sécurité). Et en ce domaine, les Etats-Unis sont en avance sur l’Europe.

 

 

 

- d’autre part, les autorités s’attachent à donner « habillage » légal à leurs transgressions de la constitution[1] et des libertés civiles, ce qui est le premier signe d’un Etat policier. Pour pratiquer sa surveillance intrusive sans entrave ni risque de poursuite pénale, la NSA s’appuie sur les lois de 1978 et sur la législation adoptée en octobre 2001 (Patriot Act) et 2008 sous George W. Bush, et qui a été reconduite par Barack Obama en décembre 2011.

Ainsi, lors de la révélation du programme Prism, le président Obama et les représentants du Sénat chargés de contrôler les activités les services de renseignement, ont justifié ces pratiques au nom de la sécurité nationale. Plus grave, la Chambre des représentants américaine a rejeté à une courte majorité, mercredi 24 juillet 2013, un amendement déposé par un jeune élu républicain du Michigan, Justin Amash. Ce texte visait à mettre un terme au financement du programme de surveillance de la NSA aboutissant à la collecte de données téléphoniques de millions d’Américains. Cet amendement était soutenu par une coalition hétéroclite d’élus allant des conservateurs du Tea Party aux démocrates les plus à gauche. Il a été rejeté par 217 voix contre et 205.

Que penser de Snowden : traître ou héraut ?

S’il a clairement transgressé les règles de confidentialité qui lui étaient imposées, Edward Snowden n’a rien d’un traître. A la différence de Bradley Manning[2], les révélations qu’il a faites et les documents qu’il a transmis à la presse ne sont pas encore dommageables pour la politique étrangère américaine, car tous les milieux spécialisés internationaux étaient au courant de cette boulimie d’écoutes de la NSA, sur son propre territoire comme à l’étranger. La motivation principale de Snowden n’est ni la vengeance, ni la recherche de la notoriété, et les risques qu’il a pris sont énormes. Son but, c’est la dénonciation des dérives qu’il a observées et dont il ne veut pas être complice. A ses yeux, le système américain est en train de devenir fou et doit être repris en main. Sa transgression a donc été utile, à la différence de celle de Manning, qui a commis un acte bien plus grave pour la sécurité nationale des Etats-Unis en révélant une quantité très importante de documents confidentiels, avec l’évidente volonté de nuire.

De plus, la démarche de Snowden met en lumière un second fait connu généralement des seuls spécialistes : depuis l’intervention en Afghanistan (2002) et l’invasion de l’Irak (2003), les prestataires privés (Contractors) ont prospéré dans tous les domaines relevant traditionnellement des armées et des services spéciaux. En confiant de nombreuses tâches de renseignement intérieur et extérieur à des sociétés et des individus sans liens autres que contractuels avec le gouvernement, l’administration a perdu une partie du contrôle sur leurs activités. Surtout, en créant, un immense secteur économique dépendant des programmes de sécurité américains, cela a donné naissance à de nouveaux acteurs qui semblent bien avoir remplacé le lobby militaro-industriel américain comme premier influenceur de la politique de sécurité nationale… et ses dérives.

Quelle est l’efficacité du système ?

Au-delà des questions de violation du secret, une question demeure : ce système gigantesque et intrusif est-il efficace ?

En premier lieu, il convient de rappeler que l’une des raisons du développement d’un programme de surveillance intérieure par la NSA vient du fait que les Etats-Unis ne disposent pas, à la différence des Etats européens, d’un véritable service de renseignement domestique, à l’image de la DCRI française, du MI 5 britannique, du BND allemand ou de l’AISI italienne. En effet, le FBI s’est opposé à la création d’un tel organisme qui lui aurait fait concurrence. Les tâches de surveillance du territoire ont donc été réparties entre le bureau fédéral – qui est surtout une police judiciaire – et la NSA.

En second lieu, si ce système a certes pu déjouer plusieurs complots terroristes – c’est là l’argument avancé par les autorités pour justifier la surveillance électronique tous azimuts – personne ne parle des très nombreuses erreurs qu’il a engendrées et qu’ont eu à subir des citoyens innocents, ni de la réduction considérable de la sphère privée qu’il a provoqué.

Enfin, il est intéressant de comparer le rapport coût/efficacité. Ainsi, on peut considérer qu’en matière de renseignement, Washington dépense à peu près 100 fois plus (budget) que ne le fait Paris et dispose de 50 fois plus de personnel dédiés au renseignement (fonctionnaires civils et militaires, Contractors). Or le système américain est-il 50 fois ou 100 fois plus efficace que celui de la France ? Evidemment non. Il ne l’est même pas 5 à 10 fois. Tout juste pouvons-nous considérer qu’il est un peu plus efficace. Cela  ne justifie donc en aucun cas les incroyables budgets accordés aux services et la restriction de la sphère privée.

Une puissance sans aucun scrupule

Parallèlement à la mise sous surveillance électronique de la population et du territoire américain, Snowden a confirmé que la NSA écoutait tous ses alliés, même les plus proches, en recourant à une gamme de moyens d’interception très variée. La presse européenne, puis les leaders politiques du vieux continent, ont aussitôt réagi, dénonçant ces pratiques qu’ils jugent déloyales, inadmissibles, et qu’ils semblaient découvrir.

Pourtant, ces pratiques sont vieilles comme le monde, ou tout au moins comme la NSA créée en 1952. Ce second sujet est pourtant un faux problème et l’on ne peut légitimement pas reprocher aux Américains d’écouter leurs partenaires, même si ce n’est pas Fair Play. Ce type d’espionnage existe depuis la nuit des temps. Même s’il est toujours plus désagréable de se savoir écouté par un allié que par un ennemi, c’est une grande tradition du renseignement et des relations entre Etat et la NSA nous écoute depuis sa création, comme le fit avant elle l’AFSA[3].

D’ailleurs rappelons-nous ce qui disait Churchill dans ses mémoires : « nous n’avons pas assez espionné l’armée française avant 1940, car elle était notre alliée. Si nous l’avions fait, nous n’aurions pas été surpris par sa déroute face à l’Allemagne et par les conséquences qu’elle a eu sur notre sécurité ». Ce en quoi, il avait entièrement raison. Ainsi, début 2003, la France, qui a été surprise par la déclaration commune de la quasi totalité de ses partenaires européens soutenant la décision américaine d’envahir l’Irak – ce qui fut un camouflet pour notre diplomatie – aurait mieux fait d’écouter ses partenaires de l’Union afin de déceler leur duplicité.

Au demeurant, les écoutes et intrusions américaines dans nos communications et nos systèmes d’information stratégiques se font en partie avec notre collaboration ! Dès lors, que nous achetons logiciels, expertise et conseil à des entreprises américaines, que nos serveurs internet et Cloud Computing sont hébergés outre-Atlantique, et que nous leur confions le cryptage ou les tests de sécurité de nos systèmes d’information et de nos communications, il ne faut pas s’étonner que les Américains lisent en permanence ce que souhaitons protéger. Ce n’est donc pas eux qu’il convient de fustiger en la matière, mais au contraire l’inconséquence des dirigeants européens qui n’ont pas su développer des offres nationales concurrentes ou interdire la signature de tels contrats.

Les arguments fallacieux des Américains

Pour autant, dès lors qu’ils se trouvent en position d’accusés en raison des interceptions illégales à l’étranger, les Américains s’empressent de rétorquer que « tous les pays du monde font de même ». Ils ciblent en particulier la France en évoquant le dispositif mondial d’écoutes de la DGSE qu’ils ont baptisés Frenchelon. Or une telle argumentation est à la fois fausse et fallacieuse. Pourtant, certains journalistes français, totalement ignares en la matière et croyant détenir quelque scoop, se font les meilleurs avocats de cette désinformation américaine.

Il faut d’abord rappeler que le réseau Frenchelon n’existe pas et que c’est une invention américaine. Nos « alliés » appellent ainsi les quelques stations d’écoute de la DGSE dans le monde depuis qu’ils ont été attaqués en 2003 par les Européens qui avaient dénoncé les écoutes de leurs communications et celles découvertes au siège de l’Union européenne. Certes, la DGSE dispose bien d’une dizaine de petites stations d’écoute dans le monde – en métropole, outre-mer et en Afrique – mais cela ne peut en aucune façon être comparé avec le dispositif américain. En France, approximativement 2 500 personnes se consacrent aux interceptions des communications internationales. Les Etats-Unis, eux, ont des centaines de stations d’écoute à la surface du globe, opérées par près de 100 000 personnes – incluant leurs alliés anglophones et les sous-traitants privés. Donc le rapport est de 1 à 50, voire plus entre le monde anglo-saxon et la France. Aussi, lorsque Washington recourt à l’argument de Frenchelon, c’est pour se dédouaner de leurs pratiques discutables aux yeux de l’opinion internationale.

Sur le plan intérieur, il convient de rappeler que, la France est le pays européen qui dispose de la loi la plus restrictive en matière de protection des données personnelles, sous l’autorité de la Commission nationale informatique et liberté (CNIL). De plus, dans notre pays, depuis les dispositions de 1994 – préparées par Michel Rocard, suite aux dérives de François Mitterrand au cours de son premier mandat[4] – l’interception de correspondances privées fait l’objet d’un encadrement très strict. Ainsi, la loi est très scrupuleusement respectée. Certes, les dispositions antiterroristes dans le cadre de la loi Perben 2 autorisent à conserver les traces des appels, mais non les contenus, ce qui ne porte pas atteinte aux libertés privées.

Surtout, la France ne dispose pas d’arrangements comparables à ceux qui lient l’administration américaine aux entreprises de téléphonie ou autres fournisseurs d’accès internet. L’Etat français, dans la majorité des cas, ne s’affranchit pas des règles de droit. Notre législation permet certes, qu’à partir du moment où un attentat de grande ampleur se prépare, que les juges anti-terroristes puissent mener des enquêtes très approfondies. Leurs moyens ont été accrus en ce sens depuis 2001, mais leurs investigations restent basées sur des suspicions raisonnables. Alors qu’aux Etats-Unis, point n’est besoin de suspicions ou d’un magistrat pour déclencher une surveillance. La France surveille les groupes et individus dangereux, mais dans les limites constitutionnelles. Notre pays réussi « endiguer » la menace terroristes sans entraver les libertés civiles.

Les autres dérives condamnables

Les pratiques de la NSA révélées au grand public par Edward Snowden ne sont pas l’unique signe de la préoccupante dérive des Etats-Unis. Elles ne font que venir s’ajouter aux autres mesures adoptées par Washington depuis la fin de la Guerre froide et illustrent l’inexorable dérive unilatérale de l’unique superpuissance planétaire :

  • développement de l’espionnage économique à partir du début des années 1990, ayant pour conséquence une perversion des mœurs commerciaux internationaux. A travers l’ingérence croissante des pratiques du renseignement dans les affaires, la loi de l’offre et de la demande s’applique de plus en plus imparfaitement ;
  • extraterritorialité du droit américain et de ses sanctions en matière commerciale[5] ;
  • refus de voir des militaires américains jugés par la Cour pénale internationale ;
  • instauration d’une « Guerre contre le terrorisme » (GWOT), inappropriée à la manière dont il convient de lutter contre ce qui est d’abord un phénomène de nature criminelle ;
  • rejet des lois de la guerre et des conventions de Genève à travers la création extralégale du camp de Guantanamo ;
  • multiplication des arrestations et des enlèvements extrajudiciaires (Renditions), en contravention avec le droit international et le droit local des pays dans lesquels ont eu lieu les opérations ;
  • transfert de prisonniers dans des prisons étrangères afin de pouvoir les interroger dans un cadre « non démocratique » ;
  • justification et légalisation de la torture dans le cadre de la guerre antiterroriste ;
  • traitement arbitraire et excessif des passagers aériens et des visiteurs étrangers lors des contrôles aux frontières ;
  • invasion illégale de l’Irak en 2003, malgré l’opposition des Nations unies, en s’appuyant sur des arguments erronés ou construits de toute pièce pour justifier leur action (mensonges et Spin Doctors) ;
  • multiplication des frappes de drones et des exécutions sommaires dans le monde, afin de démanteler les infrastructures terroristes, y compris au prix d’importants dommages collatéraux sur les populations civiles. Ces opérations ne font qu’augmenter le ressentiment à l’égard de Washington – et de l’Occident – et fournissent sans cesse de nouvelles recrues aux groupes djihadistes. Au demeurant, dans le cadre de ces actions, les Etats-Unis ont éliminé en toute illégalité plusieurs de leur propres ressortissants ayant rejoint Al-Qaida ;
  • acharnement démesuré contre Bradley Manning, certes totalement coupable d’avoir divulgué des secrets portant atteinte à la sécurité nationale de son pays. Mais le Pentagone et  et le gouvernement, le considérant comme « l’un des plus grands traîtres de tous les temps », s’acharnent sur lui d’une manière incompatible avec la démocratie[6] ;
  • soutien aux Frères musulmans et aux salafistes dans tout le Moyen-Orient et notamment en Syrie, dans le cadre des pseudo révolutions arabes ;
  • refus initial d’intervenir au Mali et de soutenir la France considérant que la sécurité des Etats-Unis n’était pas concernée par ce pays… avant de soutenir médiocrement l’action de Paris.

*

Mise sous surveillance de la population, écoutes accrues des alliés comme des concurrents étrangers, transgression du droit international, politique étrangère hasardeuse… force est de constater la dangereuse dérive des Etats-Unis. En raison de leurs comportements de plus en plus arrogants et unilatéraux, ils sont en train de devenir un véritable « Etat voyou », terme qu’ils ont inventé pour  discréditer certains de leurs adversaires ou des régimes totalitaires.

Pourtant, cette idée a encore du mal à être acceptée par les observateurs, qui vivent toujours avec l’image des Etats-Unis « champions du monde libre et de la démocratie », comme ils furent face au totalitarisme soviétique. D’ailleurs Washington met en œuvre une très active campagne de communication pour que cette image perdure et pour justifier toutes ses transgressions au nom de la liberté et de la démocratie.

Et cela fonctionne ! Ainsi, Barack Obama, a été lauréat du Prix Nobel de la paix après avoir été à peine élu et il dispose d’une image beaucoup moins négative que celle de son prédécesseur, G.W. Bush, que les medias prenaient plaisir à caricaturer. Or, sous les deux mandats d’Obama, les Etats-Unis ont été encore plus étroitement autoritaires, interventionnistes et violateurs des libertés civiles que pendant la période 2000-2008. Non seulement l’actuel président a poursuivi la politique de son prédécesseur – c’est-à-à dire la stratégie élaborée par les néoconservateurs – mais il l’a même accrue ! Guantanamo n’a pas été fermé, les frappes de drones ont considérablement augmenté et la surveillance électronique de la population n’a cessé de se développer.

C’est pourquoi il y a des raisons d’être inquiet : la première puissance politique, économique, militaire et culturelle mondiale, « phare » de l’Occident, est en train de déraper. Les Etats-Unis étaient censés incarner l’essence même des valeurs occidentales de liberté, de progrès, de démocratie et donner l’exemple. Mais plus rien de tout cela n’est vrai, depuis 2001. L’image d’Epinal que nous avons de l’Amérique et de plus en plus profondément en décalage avec un réalité bien moins reluisante et beaucoup plus inquiétante.

 

Peut être est-ce la plus grande victoire posthume de Ben Laden : avoir poussé les Etats-Unis sur une voie qui est dangereuse pour le monde et pourrait leur être funeste. Quand la première démocratie mondiale n’en est plus une, ce sont la paix et la sécurité mondiale qui sont menacées. Mais, bien évidemment, une telle analyse nous fera accuser d’antiaméricanisme…

 


  • [1] A partir du moment où une affaire est considérée comme liée au terrorisme, la Constitution ne tient plus.
  • [2] Jeune caporal de l’US Army à l’origine des fuites de Wikileaks.
  • [3] Armed Forces Security Agency : ancêtre de la NSA.
  • [4] Affaire de écoutes de la cellule élyséenne.
  • [5] Depuis la fin des années 1980, Washington a développé un arsenal législatif répressif afin de lutter contre l’expansion économique de ses concurrents. Les autorités américaines ont adopté une législation leur permettant de sanctionner certains comportements des concurrents des Etats-Unis, jugés injustes et déraisonnables par eux, et de prendre des mesures unilatérales de rétorsion. Ce sont les fameux articles 301, super 301 des Trade Acts et les lois sur les embargos.
  • [6] Ses conditions de détention sont abjectes : confinement 23 heures sur 24 pendant cinq mois, puis enfermement dans une cage ; obligation de dormir nu hormis le port d’une robe dite « anti-suicide » (alors qu’il n’a jamais parlé de se suicider !) ; réveil trois fois par nuit. Le rapporteur spécial de l’ONU, Juan Ernesto Mendez, parle d’un « traitement cruel, inhumain et dégradant ». Les États-Unis passent pour une nation de droits et de lois mais, pour Bradley Manning, ce n’est manifestement pas le cas.

Source de l’article: cf2r.org

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/08/07/la-dangereuse-derive-de-la-democratie-americaine/

 

 

Cliquer sur le lien ci-dessous =  

 

L’Amérique discréditée : Un article d'une rare virulence de Paul Craig Roberts, ancien Secrétaire adjoint au Trésor de Ronald Reagan

 

L’Amérique discréditée : Un article d'une rare virulence de Paul Craig Roberts, ancien Secrétaire adjoint au Trésor de Ronald Reagan

 

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 02:24

 

               caricature FN

Dédiabolisé, qu’on vous dit ! - http://ragemag.fr/le-fn-ou-lidiot-utile-du-systeme-25040/

| Accueil > « Que Faire ? » > Que Faire ? - n°06 - Février/Avril 2011

F comme fascistes, N comme Nazis !

 

par Cédric Piktoroff


 

Pour différentes raisons, nombreux sont ceux parmi les journalistes, la classe politique de droite comme de gauche, et jusque dans la gauche radicale, qui pensent que le Front National ne peut plus être considéré comme un parti fasciste. Nous pensons qu’il s’agit là d’une grave erreur. Petit tour des arguments fréquemment rencontrés.


Pourquoi dire que le FN est fasciste alors qu’il ne s’en revendique ni dans son programme ni dans ses discours ?


L’erreur la plus répandue aujourd’hui consiste à prendre pour argent comptant la manière dont les fascistes se présentent, autrement dit à identifier davantage le fascisme à ce qu’il dit plutôt qu’à ce qu’il fait. Or, basés sur le rejet des valeurs universelles et l’exaltation des particularismes culturels, les mouvements fascistes sont plus disparates idéologiquement que tout autre mouvement politique. On ne peut donc comprendre leur développement qu’au sein de contextes historiques spécifiques, auxquels ils doivent s’adapter en permanence. C’est pourquoi, dans le développement d’un mouvement fasciste, l’action prime sur la doctrine.
Pour les Fascistes italiens comme pour les Nazis, les idées ont pu jouer un rôle important à l’étape initiale de leur développement, les amenant à puiser dans chaque culture nationale les thèmes les plus à même de souder un mouvement dans une perspective de réunification, de pureté et de renaissance d’une identité retrouvée autour d’un homme providentiel. Mais pour franchir un cap et avancer vers un mouvement de masse, les pulsions et les passions mobilisatrices (subordination de l’individu à un groupe aux valeurs menacées de déclin, culte du volontarisme, de la violence et du chef…) offrirent davantage de cohésion que les dogmes. Simples outils de circonstance dans leur marche vers le pouvoir, leurs programmes restèrent flous et à géométrie variable [1].

Il en va de même pour toute nouvelle version du fascisme. Devant œuvrer dans un contexte nouveau, l’héritage d’Hitler et de Mussolini pose un vrai problème pour les fascistes d’aujourd’hui, une filiation trop marquée risquant de les confiner aux marges de la vie politique. Dans l’objectif de faire du FN une véritable force populaire et indépendante, Le Pen insista pour que ses membres ne revendiquent plus ouvertement leur héritage nazi et collaborationniste. C’est cette quête de respectabilité que le FN n’eut de cesse d’affiner, présentant simplement ses militants comme des nationalistes préoccupés par l’immigration et le multiculturalisme : « Ni de droite, ni de gauche, français ! ».

Comme tout mouvement fasciste, la base sociale principale du FN est la petite bourgeoisie déclassée que la crise plonge dans le désespoir et à laquelle il tente de donner une expression politique. Pour acquérir une audience, il est poussé à s’adapter aux références et aux préoccupations des petits commerçants, médecins, auto-entrepreneurs, petits bureaucrates et autres contremaîtres qu’il espère séduire.

 

Le rôle de Marine Le Pen aujourd’hui est d’adapter davantage le profil du parti aux exigences du contexte actuel. Quitte à bousculer les vieilles antiennes du FN – sans néanmoins les abandonner – pour mettre l’accent sur des thèmes davantage dans l’air du temps : se référer à l’héritage gaulliste plus qu’à la collaboration, stigmatiser le musulman davantage que le juif, exalter une laïcité conquérante ou afficher une tolérance envers la loi Veil en passant quelque peu sous silence les revendications catholiques intégristes, transformer l’ultra-libéralisme des années 80 en protectionnisme défenseur des salariés nationaux et des services publics, etc. Ces nouvelles références peuvent même devenir une base doctrinale plus adéquate pour les nouveaux militants. Mais ce ravalement de façade ne supprime pas le fascisme, ça le dissimule.


 

 

S’il veut gouverner, le FN devra tisser des alliances parlementaires. Cela n’altère-t-il pas son projet fasciste originel ?

 

Bien qu’il leur fallut mettre l’accent à tel ou tel moment sur l’une ou l’autre de ces tactiques, Hitler comme Mussolini ont combiné la construction d’une force violente sur le terrain et la constitution d’une façade politique « respectable ». Dans des contextes différents, ces deux mouvements ont connu des courbes de développement semblables : construction de groupes de combats en réaction à la puissance des organisations ouvrières, recherche de support électoral et construction d’un mouvement de masse basé sur la petite bourgeoisie déclassée, ralliement de forces de la bourgeoisie jusqu’alors hésitantes et accession au pouvoir, destruction physique des forces du mouvement ouvrier et des acquis démocratiques. Les tentatives de coups d’Etat s’étant avérées infructueuses et la voie électorale insuffisante pour leur amener une majorité de voix, Hitler comme Mussolini sont d’abord arrivés aux affaires par des alliances parlementaires avec des partis libéraux et conservateurs, dont ils se sont débarrassés une fois leur pouvoir consolidé. En Janvier 1933, le mois où Hitler fut nommé chancelier, le socialiste Hilferding proclama « la chute du fascisme », assurant que « la légalité sera sa perte » [2]. Hilferding mourut 8 ans plus tard entre les mains de la Gestapo et sa femme fut assassinée à Auschwitz. Loin de le supprimer, le légalisme est un élément de la stratégie du fascisme dans sa marche vers la prise du pouvoir.

Les années 20 et 30 furent marquées par des périodes de polarisation aigüe, et le fascisme prit son essor à travers la peur qu’inspira à la petite bourgeoisie puis au grand capital la poussée révolutionnaire du mouvement ouvrier. Aujourd’hui, les fascistes ont pris acte d’un changement stratégique fondamental : ils doivent d’abord rechercher la respectabilité électorale avant d’espérer pouvoir transformer leur soutien en mouvement de masse. Avant de viser à rassurer les capitalistes en leur montrant qu’ils peuvent gouverner le pays en défendant leurs intérêts, la recherche d’audience électorale constitue pour les fascistes, plus encore qu’hier, une condition pour pouvoir construire un mouvement populaire et indépendant. Pour le noyau fasciste qui dirige le FN, la possibilité d’une stratégie plus brutale reste ouverte, lorsque les circonstances se montreront plus favorables. L’accent mis sur l’activité électorale plutôt que sur les méthodes violentes est davantage une stratégie imposée par la situation qu’une remise en cause des buts poursuivis.

 

N’y a-t-il pas à côté du Front National une multitude d’organisations qui répondent davantage à la définition du fascisme ?


Il existe certes des groupuscules radicaux et des bandes de nazis-skins adeptes des « Sieg heil ! » bras tendus. Mais, des Nazis, ils retiennent surtout le folklore et la culture de la violence, très peu la fonction que ceux-ci ont été capables de remplir dans la guerre entre les classes. Les équivalents fonctionnels des nazis aujourd’hui, ceux qui sont les plus à même de pouvoir créer un mouvement de masse, portent bien plus souvent des costumes Versace que des croix gammées tatouées sur la poitrine. D’ailleurs, on voit bien qui constitue le pôle d’attraction : si l’on peut encore croiser des nazis-skins dans les défilés du FN, on a peu de chances de voir Marine Le Pen débarquer dans un concert de Oï ! [3]

Pour prendre le pouvoir, le fascisme a besoin d’un parti de masse. Mais la construction d’un parti de ce type est un chemin sinueux qui exige beaucoup d’habileté pour passer de l’état de groupuscule idéologique à l’étape de l’enracinement dans le système politique. La création du FN en 1972 a permis l’unification de différentes familles fascistes derrière un chef hégémonique. Comme les mouvements fascistes traditionnels [4], le FN est le creuset dans lequel s’exprime des tensions permanentes entre des ailes portées par la volonté de construire un parti d’activistes militants et celles mettant principalement l’accent sur l’activité électorale. C’et ce qui a conduit par exemple à la scission de Bruno Mégret et à la création du MNR (même si celui-ci pouvait paradoxalement avoir le soutien de courants parmi les plus « durs » idéologiquement). Le FN a connu une kyrielle d’autres scissions donnant lieu à la création d’organisations cherchant à contester l’hégémonie du FN sur la nébuleuse fasciste [5]. Les motifs de ces scissions ne sauraient être expliquées par un degré de conviction moindre ou supérieur dans les idées fascistes. Enrobées de querelles idéologiques, elles furent tantôt le fait de notables davantage intéressés par la défense de leur sièges qu’à la construction d’un parti militant, tantôt de militants soucieux d’occuper davantage le terrain de l’activité extra-parlementaire.

En interne, si les scissions ont pu miner le parti financièrement et le délester de plusieurs milliers de militants, elles sont loin de l’avoir affaibli d’un point de vue qualitatif. Si Mégret a emmené avec lui en 1999 une bonne partie des cadres de l’appareil (dont 150 des 275 conseillers régionaux), la majorité de la base militante est restée fidèle à Le Pen. L’épuration des éléments les moins déterminés à forger un noyau fasciste militant a ainsi permis d’accentuer la discipline et la cohésion de la base populaire autour du chef. L’écrasante majorité des élus renégats a en revanche abandonné le MNR depuis, confiné aujourd’hui à une existence marginale. Dans la construction d’un parti fasciste, le culte du chef est un outil bien plus stable que la conquête de positions institutionnelles.

À l’extérieur, on ne peut pas dire non plus que le FN soit sérieusement menacé par la concurrence. Des groupes fascistes tournés vers l’activisme peuvent rencontrer un petit écho, notamment dans la jeunesse issue des milieux traditionnalistes. Actuellement, plusieurs groupes parmi les plus radicaux s’emploient ainsi à œuvrer à l’extérieur du FN pour monnayer leur place dans les rapports de forces au sein de la nébuleuse fasciste (Bloc Identitaire, Troisième Voie, Nationalistes autonomes...). Aujourd’hui, le FN n’y est plus aussi hégémonique que par le passé. Mais, en dernière instance, le FN a toutes les chances d’être le principal bénéficiaire de cet activisme car cela crée un climat que celui-ci pourra capitaliser aux élections puis en termes militants bien plus que tout autre parti. Si l’approfondissement de la crise et les succès que pourraient rencontrer les courants fascistes favoriseront les pressions à l’unification dans un mouvement toujours plus populaire et plus militant, le FN reste en tout cas le parti qui donne le ton.


 


Mais un certain nombre d’adhérents et les gens que le FN cherche à recruter ne se reconnaissent pas dans l’héritage fasciste ou nazi…


L’activité électorale constitue pour les fascistes un moyen d’élargir leur audience et leur base sociale. À condition d’utiliser une tactique adaptée à leurs objectifs qui, à la différence des partis bourgeois, implique de construire un parti de masse.
Durant les élections présidentielles en 2002, après avoir mis en avant une image polissée au premier tour et parfaitement conscient qu’il ne pourrait élargir sa surface électorale, le FN se recentra à fond sur la question de l’immigration au deuxième tour, mobilisant des références à la sémantique traditionnelle du fascisme afin de radicaliser et fidéliser son électorat. Parmi les électeurs qui avaient déjà franchit une importante barrière psychologique en votant pour un parti « diabolisé », il s’agissait d’inciter ceux qui ne se sentaient pas effrayés par des idées un peu plus ouvertement fascistes à se rapprocher du FN. L’activité électorale des fascistes dévoile ainsi son véritable objectif : transformer des fractions de son électorat en force militante.

La stratégie de respectabilité développée par le parti lui a permis de multiplier largement ses effectifs depuis sa création. 17 068 membres ont voté au congrès de 2011, sur près de 22 400 adhérents. Cela représente la moitié des 42 000 membres au moment de la scission mégrétiste, dix ans plus tôt. C’est néanmoins presque le double des 6 000 votants sur 13 000 adhérents du précédent congrès de 2007 [6].

Cette volatilité des effectifs ne saurait être considérée comme le signe de l’incapacité du FN à se construire. Il s’agit plutôt d’une conséquence négative mais nécessaire d’une stratégie consciente, en lien avec ce que les journalistes ont appelé à tort « les dérapages » de Le Pen : les célèbres phrases bien placées remettant en cause les chambres à gaz, liant SIDA et homosexualité, ouvertement racistes, etc. Loin de constituer un écart, cette tactique vise à corriger une conséquence de la quête d’audience du FN : une plus grande hétérogénéité du corps militant et le risque d’une dilution des fondamentaux idéologiques.

Parmi les nouveaux militants qui commencent à revendiquer ouvertement leur appartenance politique et distribuer la presse du parti, il s’agit de les amener à justifier, au lendemain du « dérapage », les propos de leur chef auprès de leurs collègues, leur famille ou leurs amis, leur faisant ainsi franchir un pas de plus vers les idées fascistes. Parmi les notables installés dans la recherche de respectabilité, il s’agit de rappeler que le projet reste celui de la construction d’un parti fasciste de masse offensif et radical destiné à prendre le pouvoir au moment où l’approfondissement de la crise le permettra. Reprenant ainsi les vieilles techniques de son père, Marine Le Pen s’affiche en femme politique responsable et respectable le 9 décembre 2010 sur France 2 dans une émission qui aurait été vue par près de 3,3 millions de personnes. Trois jours plus tard, profitant des projecteurs encore braqués sur elle, elle compare les prières musulmanes dans les rues à l’Occupation.

En même temps qu’il se construit à l’extérieur une façade respectable, le FN dispose en interne d’un noyau fasciste aguerri veillant à ce que le parti accompagne l’évolution des membres vers les fondamentaux fascistes pour éviter que l’influence ne s’exerce dans le sens inverse.

 


 

 

La liberté d’expression étant un précieux acquis démocratique, pourquoi le FN ne pourrait pas exprimer librement ses idées comme tout autre parti ?


Aussi limitée soit-elle, nous vivons dans une démocratie où la liberté d’expression a été conquise, et la gauche anticapitaliste s’est toujours trouvée en première ligne dans ce combat. Mais est-ce que la liberté peut être défendue en accordant la liberté d’expression en toute circonstance ? Pourrait-on par exemple laisser s’exprimer un parti d’hommes qui voudraient pouvoir violer les femmes à volonté ? Bien sûr que non. Il n’est pas plus tolérable de laisser s’exprimer un parti prônant la haine raciale et dont les discours sont suivis d’effet par des actes de violence concrets de la part de bandes radicales s’attaquant aux noirs et aux arabes ou aux militants de gauche. Les fascistes voudraient pouvoir expulser de France tous ceux qui ne seraient pas « français de souche ». En dépit de leur langage polissé et de leur posture respectable, leur projet vise en définitive à reproduire la Shoah. Leur accorder la liberté d’expression revient à accorder une respectabilité à une politique de guerre de race et d’extermination raciale.

Mais le fascisme est bien plus qu’une idéologie raciste. Son but fondamental est de détruire les organisations de la classe ouvrière, la démocratie, et d’installer une dictature. Comme je l’ai évoqué, Hitler usa habilement des canaux démocratiques et de la liberté d’expression qui lui fut accordée pour parvenir au pouvoir. Or, loin de s’attaquer seulement aux juifs et au mouvement ouvrier, les nazis interdirent tous les partis politiques et journaux qui refusèrent de se soumettre. Les camps de concentrations furent remplis d’ardents défenseurs de la liberté d’expression. Refuser la liberté d’expression aux fascistes, c’est refuser de laisser le moindre espace à ceux qui veulent liquider la liberté d’expression et les droits démocratiques conquis au cours des siècles.

Néanmoins, nous ne pouvons nous appuyer sur les institutions pour y parvenir. L’Etat est incapable de contrer la stratégie légaliste des fascistes, en premier lieu parce que la classe dirigeante qui le contrôle l’utilise pour combattre les classes populaires qui lui inspirent une peur bien plus grande. Aussi, plus le mouvement ouvrier d’un côté et le mouvement fasciste de l’autre gagnent en audience, plus la tentation est grande pour la classe dirigeante de laisser un espace au second pour affaiblir le premier. Seul un mouvement de masse construit par en bas avec les secteurs les plus combatifs de la classe ouvrière comme fer de lance est capable de faire reculer le fascisme.

Si le débat sur la caractérisation de ces forces politiques a autant d’importance, c’est que cela détermine grandement notre capacité à construire un front antifasciste le plus résolu et le plus large possible, contre les groupuscules fascistes militants mais aussi et surtout contre les fascistes en smoking qui peuvent constituer une menace bien plus insidieuse. Le fascisme est un mouvement dynamique qui doit être compris dans son processus de développement. Si le FN met aujourd’hui davantage l’accent sur son activité électorale que sur l’activisme contre les immigrés et le mouvement ouvrier, c’est que cela constitue la tactique la mieux adaptée pour acquérir une audience dans une situation où la capacité de la classe dominante à diriger la société commence seulement à vaciller. Il nous faut donc identifier l’endroit où réside dans la situation présente la possibilité de construction d’un parti fasciste de masse. Dire que le FN n’est pas un parti fasciste en ne considérant que son étape actuelle de développement, c’est croire que la situation politique et sociale ne peut que rester stable. Or, la crise du capitalisme n’est plus seulement une possibilité évoquée par une poignée d’irréductibles révolutionnaires. Elle commence à façonner la réalité de façon de plus en plus palpable, accentuant l’instabilité sociale et politique tout comme les confrontations de masse. Si le fascisme du 21e siècle ne revêtira évidemment pas les habits du passé, la vieille alternative entre socialisme ou barbarie n’en n’est pas moins remise à l’ordre du jour.

Notes

[1Sur les processus de développement des mouvements fascistes et des enseignements à tirer des exemples italiens et allemands, lire notamment Robert O. Paxton, Le Fascisme en action, Seuil, 2004.


[2Cité par Jim Wolfreys, « The physiology of barbarism », ISJ n°83 http://pubs.socialistreviewindex.org.uk/isj83/wolfreys.htm


[3Un exemple parmi d’autres du lien entre ces milieux : Robert Ottaviani, ex-chanteur skinhead d’Ultime Assaut, un groupe de rock identitaire français, préside aujourd’hui l’association Énergie Bleu Marine créée pour soutenir la candidature de la fille Le Pen à la présidentielle de 2012. Est-ce une contradiction pour celle qui déclarait en 2003 ne rien avoir en commun avec ces groupuscules Nazis : « Ils ont de tout petits cerveaux, une tendance à l’accoutrement vert-de-gris, de grosses chaussures et détestent tout ce qui n’est pas blanc de peau » ? Non. Il s’agit justement d’une illustration de la relation entre la recherche de respectabilité au dehors et le fascisme pur au dedans.
Voir aussi comment le FN tente de récupérer les jeunes skinheads de Chauny : Stéphane François, « Réflexions sur le mouvement « gabberskins ». Une première approche sociologique », http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=1747


[4Les Nazis comme les Fascistes italiens ont été traversés au cours de leur développement par des tensions entre des ailes électoralistes et des ailes privilégiant l’activité extra-parlementaire et le combat de rue. En 1931, Hitler parvint à enrayer une révolte au sein du parti en purgeant 500 SA qui refusaient d’obéir à son interdiction des combats de rue. A la fin 1932, après des revers électoraux, ce sont au contraire les hommes de l’appareil tentés par les combinaisons parlementaires qui faillirent le lâcher, ce qui fut évité par sa nomination à la chancellerie peu après.


[5À l’image de la Nouvelle Droite Populaire de Robert Spieler, du Parti De la France de Carl Lang, d’Égalité et Réconciliation d’Alain Soral ou du Bloc Identitaire de Fabrice Robert.


[6Les chiffres proviennent de Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA), « Le FN en brun Marine », http://www.visa-isa.org/node/489

 

http://quefaire.lautre.net/spip.php?page=article&id_article=265

 

 

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Voir aussi =

10 choses que vous ne savez pas sur Marine Le Pen

 

 

israel-antifas.jpg

 


Les antifas

 

 

FN: front national= fasciste, je hais le fn!!
http://slash-hardeux.skyrock.com/
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